Présentation

Cher internaute, bienvenue sur mon blog !

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Je m'appelle Valentin Chaput, ou Xia Bing (夏冰 : "glace de l'été") en Chinois. J'ai 20 ans, et dans le cadre de ma troisième année à Sciences Po Paris, j'ai la chance de partir étudier le mandarin à Pékin pendant un an. J'étudie à l'université de langues étrangères de Pékin, la Beijing Foreign Studies University (BFSU), aussi connue en Chine sous le nom de BeiWai, abbréviation de Beijing Waiguoyu Daxue (北京外国语大学).

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Vous trouverez sur ce blog des commentaires réguliers sur ma vie pékinoise, des photos de mes voyages et des dossiers thématiques pour découvrir à mes côtés la richesse de la civilisation chinoise. J'espère que vous prendrez du plaisir à parcourir ce blog, et que vous y  apprendrez beaucoup sur Pékin et la Chine d'aujourd'hui.

Bonne lecture à toutes et tous !

 

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Voyages

Vendredi 15 février 2008
Avant les vrais articles avec les commentaires, les anecdotes, les annexes historiques, les photos... voici un petit teaser comme au cinéma. Je m'excuse au passage auprès de Grand Corps Malade, dont j'ai repris un petit extrait qui m'a accompagné pendant mon voyage... et sur mon ordinateur, les voix ont été légèrement déformées à la compression. S'il y a le moindre problème de droit, la vidéo peut bien sûr être enlevée du blog. Rendez-vous directement sur le nouveau blog : valinchina2.over-blog.com ! Bon voyage !

Par Val
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Mercredi 13 février 2008
La carte étant désormais plus large que longue, il n'est plus possible de la mettre sur la barre de droite du blog. Je la publie donc ici. C'est là qu'on se rend vraiment compte de la distance couverte en un mois. Tout d'abord l'extrême nord avec Harbin, qui est déjà à une journée de train de Pékin. Puis le centre-sud avec le soleil du Yunnan. Enfin le grand ouest, avec le Gansu et le Xinjiang. Je vais suivre cet ordre chronologique pour vous raconter ce voyage progressivement.

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Vous pouvez remarquer également les régions qu'il me reste à découvrir, avec les deux trous au sud-est et au sud-ouest. A l'ouest, il faut savoir qu'il ne reste que le sud avec le Tibet. Tout le reste est désertique et/ou inhabité. En revanche, il reste tout le sud-est, de Nanjing à Hong Kong en passant par les trésors du Sichuan et la région de Shanghai. Super, d'autres voyages en perspective !

Je vous laisse pour le moment avec la carte uniquement, mais vous aurez bien plus dans les prochains jours...
Par Val
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Vendredi 14 décembre 2007
Dernier des trois articles consacrés à nos trois excursions en Mongolie Intérieure : après les triviales expériences du dromadaire et du cheval, j'ai décidé de garder le sujet le plus sérieux pour la fin. Pourtant, c'est bien lors de notre première journée dans le froid mongol que nous avons effectué la sortie qui m'a le plus marqué. A une trentaine de kilomètres au sud de Hohhot se trouve une annexe très récente d'une des meilleures universités de la province. Une fois sortie du bus qui relie Hohhot à ce campus excentré, nous sommes allés à deux kilomètres maximum de cette structure ultramoderne pour trouver le village de Mengniu. Et là, le décor n'est plus du tout le même...


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Mengniu m'a fait penser aux villes des westerns, avec une rue principale pleine de petits magasins et d'habitations à l'étage. De petites rues annexes partent à gauche et à droite. Il semble y avoir de nouveaux projets immobiliers en construction. Au bout de la rue, le goudron laisse la place à du sable. Premier choc : il n'y a pas de poubelles ! Tous les déchets s'entassent dans les rues, allant même jusqu'à être prisonniers des plaques de glace qui se sont formées ! Plus nous nous avançons dans ce village semi-rural, plus la "civilisation" s'éloigne.
J'ai souvent écrit sur ces pages que les Chinois étaient très accueillants vis-à-vis des étrangers. Pourtant, ici les étrangers doivent être très rares, et les regards sont méfiants... pour ne pas dire méchants. Les habitants nous dévisagent, ne veulent pas communiquer, et n'apprécient pas particulièrement que nous prenions des photos. Cela m'a posé un vrai cas de conscience : dois-je montrer les photos de ces gens à la vie miséreuse, de ces enfants qui jouent dans les tas de détritus ? Pourquoi vouloir mettre en ligne ces images, surtout que les habitants étaient plutôt hostiles à la prise de ces photos ? Je préfère donc ne pas les publier, et me contenter de quelques prises de vue du cadre de vie de ces populations, qui vous donnera déjà une idée de leur situation.

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Ce phénomène me paraît toujours aussi inconcevable ! Quel intérêt ont-ils à ne pas créer un système de poubelles, pour rendre leur cadre de vie ne serait-ce qu'un peu plus propre et "vivable" ?

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Le bilan à la mi-journée était quelque peu amer : presque inconsciemment, nous souhaitions nous plonger dans un extrême, voir la misère de près, comme une sorte de curiosité touristique. Nous l'avons fait, et, sur le moment, je n'ai retiré aucune satisfaction culturelle ou intellectuelle de cette expérience. Mon optimisme naturel en a pris un coup, et je n'ai même pas spécialement ressenti cette envie de révolte contre un monde dans lequel peuvent coexister à deux kilomètres l'un de l'autre une université à la pointe de la modernité technologique et un village de vieux paysans qui ne connaissent même pas les mots pour dire "prendre une photo" en Chinois. Rétrospectivement, je crois que nous ne pouvons tout simplement pas imaginer correctement ce que peut être la vie au quotidien de ces femmes et ces hommes. Heureusement, l'après-midi nous a redonné un peu d'espoir !



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Cela nous a fait plaisir de voir tous ces jolis sourires.

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La courageuse institutrice, qui s'occupe seule de toutes les matières et de tous les enfants, pour un salaire qui doit être aussi faible que la qualité de ses conditions de travail.

En continuant sur cette même route, nous avons atteint un petit hameau de quelques fermes, à cinq cents mètres du village. Et nous avons trouvé une petite école de campagne. L'institutrice nous a chaleureusement accueillis, et les petits enfants, après une réticence initiale à notre égard, ont accepté de jouer avec nous. Les voir sourire fut très réconfortant. Cela m'a permis d'oublier un instant qui ils étaient : trente enfants Mongols âgés de quatre à sept ans, qui n'ont pas le niveau d'éducation nécessaire pour rejoindre une école primaire, et que les parents envoient sans placer trop d'espoir dans leurs études. L'institutrice est seule pour gérer cette troupe au niveau scolaire très hétérogène.


Leur école n'a ni eau ni électricité, les toilettes se limitent à un seau au fond du terrain. Dans la salle de classe, un petit four à charbon permet de réchauffer de l'eau et de gagner quelques degrés par rapport aux -10°C qui règnent à l'extérieur. Le tableau et le matériel de classe sont usés. Lors de la pause, les enfants jouent dans la poussière avec des pneus usés ou des balles dégonflées. Même le drapeau de la Chine communiste ci-dessous semble avoir perdu de ses couleurs. Encore une fois, en se remémorant notre propre expérience de l'école maternelle, il est difficile de concevoir ce que cela représente réellement de grandir dans un endroit pareil... au bout du monde.

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Et vous verrez dans mon prochain article que ce décalage, qui peut paraître logique entre les expériences d'un petit Parisien gâté par la vie et celles d'un petit Mongol qui va à l'école à Mengniu, est en train de s'élargir ici même en Chine, entre un enfant rural pauvre et un riche urbain.
Par Val
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Jeudi 13 décembre 2007
Après le dromadaire CHAMEAU (!) dans le désert hier, je vous présente aujourd’hui notre excursion dans les inévitables 草原 (caoyuan, les grasslands). Nous sommes partis un peu à l’aventure, sans vraiment savoir où notre bus au départ de Hohhot allait nous conduire. Mais la Chine permet ce genre d’improvisation ! En effet, une autre passagère nous a très vite invité chez elle, à Zhaohe (召河), en plein dans les caoyuan. La topographie de cette région est assez incroyable. Quelques kilomètres au nord de Hohhot, nous avons traversé une longue série de petits vallons arides, et puis, subitement, tout devient plat, sur des kilomètres de surface. En été, ce paysage est inondé du vert éclatant de l’herbe, mais en hiver, l’horizon ressemble à la planète Mars, avec une terre rouge sombre à perte de vue.



Qui dit steppes mongoles dit cheval… J’étais par conséquent très peu motivé au départ, surtout que le gérant de notre auberge nous avait déconseillé d’en faire à cette saison, où les chutes peuvent être douloureuses car le sol est durci par le froid. Mais finalement nous avons négocié un prix très avantageux pour chevaucher des poneys. Et je dois dire que je me suis bien amusé. Il faut reconnaître que le décor y était pour beaucoup ! Avec ces paysages préservés de toute trace humaine, ce grand silence et cet air pur et frais qui envahit les poumons, je me sentais libre comme un éclaireur mongol de l’armée de Genghis Khan ! Avec mon destrier blanc, je m’imaginais en Gandalf chevauchant son majestueux Gripoil… Sauf que les poneys mongols ne sont ni grands ni très rapides !

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Cela reste malgré tout une bonne expérience. "Malgré tout", car la dernière aventure de la journée était encore devant nous : trouver le bus retour ! Ces maudits bus sont supposés passer tous les quarts d’heure. Nous laissons passer les deux premiers, pour profiter encore un peu des paysages des grasslands… Puis nous rejoignons la route, et attendons patiemment notre bus. Un quart d’heure passe, nous sommes contents après notre journée bien remplie. Un autre quart d’heure passe, le soleil commence à décliner à l’ouest, l’air se refroidit, quelques voitures passent. Je regarde le paysage surréaliste devant mes yeux : je suis en Mongolie Intérieure, tout autour de moi une terre inanimée et froide, et simplement quelques yourtes reconstituées pour les touristes estivaux. Au centre de cette route, qui semble tout droit sortie d’un mauvais road movie américain, un énorme panneau publicitaire, planté au milieu de nulle part. Un nouveau quart d’heure passe, nous faisons les cent pas pour ne pas être engourdis par le froid, car nous ressentons maintenant les –10°C annoncés par la météo ! Nos nez rougissent, nous reniflons de plus en plus fréquemment, Mireille annonce sa mort prochaine… Nous ne savons pas vraiment quoi faire, perdus sur cette route, elle-même perdue en plein milieu d’une région perdue de Chine ! Et finalement, alors que le quatrième quart d’heure s’achève, la silhouette hésitante du bus se profile à la sortie de Zhaohe ! Inutile de vous dire que des petits bonhommes verts armés de sabres laser auraient suscité les mêmes réactions sur les visages des paysans mongols déjà assis dans le bus !   


D'un côté, un décor de film totalement artificiel...

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De l'autre, le néant et le froid !
Par Val
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Mercredi 12 décembre 2007
EDIT : Et zut ! C'était prévisible, ce perfide animal était en réalité un chameau... Du coup l'article "Du dromadaire en Chine, qui l'eut cru ?" ne passe plus... mais le jeu de mot entre "chameau" et "shamo" (désert en Chinois) marche mieux ! Pour votre information, mes vérications sur le Net m'ont apprises que le dromadaire a également deux bosses à son squelette, mais la première est atrophiée. Je laisse l'article tel qu'il était publié initialement, vous ferez la correction vous-même à la lecture... Et puis c'est pas si différent au final ces bestioles... :-(

J’ai décidé de ne pas suivre l’ordre chronologique pour vous raconter les diverses aventures de notre voyage en Mongolie Intérieure, car notre activité du premier jour va trouver un écho particulièrement intéressant avec une autre activité à laquelle je vais participer vendredi à Pékin. Je ne vous en dis pas plus pour le moment, et je commence donc par l’expérience la plus insolite de ce week-end : la balade dans le désert mongol sur le dos d’un dromadaire… par environ –5°C !


Comme vous pouvez le voir sur les cartes de la Chine que j’ai déjà postées sur le blog, la Mongolie Intérieure est très vaste. Mais il faut rappeler que toute la partie occidentale de la région est désertique. On y trouve notamment le fameux désert de Gobi. La Chine est d’ailleurs très préoccupée par ses déserts, qui gagnent du terrain d’une année sur l’autre. Cette désertification est partiellement due à l’activité humaine, qui appauvrit les sols par l’intermédiaire des développements industriels ou par l’exploitation des terres pour le bétail. Par exemple, chaque année au printemps, Pékin est envahie par des tempêtes de sable venues de l’ouest. J’espère d’ailleurs en voir moi-même dans quelques mois.


Toujours est-il que nous ne attendions pas du tout à prendre la direction du 沙漠 (shamo, le désert, qui se prononce comme le "chameau"!) pour faire du 骆驼 (luotuo, le dromadaire). La première chose fascinante était la situation géographique du lieu de notre excursion. Le gérant de notre auberge nous a conduit jusqu’au sud de Baotou, à deux bonnes heures de route de Hohhot. Il fallait pour cela traverser le mythique Fleuve Jaune (黄河, Huanghe), presque entièrement gelé malgré sa largeur impressionnante ! Arrivés à notre destination, nous remarquons que le désert commence à peine, pour s’étendre à perte de vue vers l’ouest. Vous pouvez voir ci-dessous la transition entre la zone de terre et le désert. J’étais très surpris de voir que le désert débute trente mètres au-dessus de la terre ! Ce qui signifie qu’au moindre coup de vent, le sable se répand en contrebas… et le désert avance. Nous en avons profité pour descendre cette pente de sable sur des luges en bois, ce qui a remplacé avantageusement la neige que nous nous attendions à trouver mais qui n’est pas encore tombée.   


Voyez la différence de hauteur entre la terre à gauche et le désert à droite...


Et la sympathique descente de luge offerte par ce dénivelé !

Passons maintenant aux choses sérieuses : le dromadaire ! Vous connaissez ma méfiance instinctive envers toutes ces bestioles non-humaines… Mais je dois reconnaître que le dromadaire est plus qu’inoffensif. Hormis "le décollage" et "l’atterrissage" qui peuvent être mouvementés, l’assise sur l’animal est très stable et très agréable puisqu’on se laisse porter à deux mètres du sol sans faire d’efforts. Nos bourses d’étudiants ont limité le tour à deux heures, mais c’était très suffisant pour atteindre un endroit entouré de dunes de sable clair à 360°. Le sable justement était maintenu compact par la température, ce qui nous a évité d’en retrouver dans les chaussures ou les vêtements.


Vous l’aurez compris, cette activité nous a beaucoup plu. Celle de dimanche, que je vous présenterais demain, bien qu’elle soit plus classique, n’était pas non plus dénuée de surprises ! Mais maintenant, le petit marchand de sable va passer pour Xia Bing !

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Par Val
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Mardi 11 décembre 2007
Bonjour à toutes et tous,
je suis encore dans le tri des photos et la sélection des informations à vous faire partager au sujet de ce périple en Mongolie Intérieure (Nei Menggu en Chinois). Dans ce premier article, je reviens simplement sur quelques commentaires généraux. Je dois avouer que la Mongolie Intérieure n'était pas la région de Chine qui me faisait le plus rêver. La Mongolie Intérieure c'est grand, vide, en partie désertique, il fait froid et l'attraction principale, c'est de faire du cheval dans des prairies... Depuis une expérience traumatisante en colonie de vacances il y a dix ans, j'ai du mal à penser que le cheval puisse être le meilleur ami de l'homme ! Par conséquent, il n'y avait rien de très attractif pour moi en Mongolie Intérieure ! Pourtant, comme mon week-end à Shanghai a finalement été annulé, je me suis rajouté au voyage de Mireille et Anne-Sophie. Et je ne le regrette pas du tout, comme vous le verrez toute cette semaine !

Carte-Nei-Menggu.jpg
Baotou et Hohhot sont les deux points rouges en haut au centre. Pour que vous arriviez à voir quelque chose, le nom "Hohhot" dépasse malheureusement jusqu'à Pékin et Chengde. Mais je suis sur le point de trouver une meilleure solution pour les cartes ;-)

Commençons par le commencement : la Mongolie Intérieure, c'est où ? C'est une région chinoise, qui s'étend à l'ouest et au nord de Pékin, tout le long de la frontière avec la Mongolie (extérieure), qui est quant à elle un pays autonome. Les "deux Mongolies" se sont séparées il y a une centaine d'années. La Mongolie Intérieure a alors été rattachée à la Chine. Il est d'ailleurs intéressant de noter que le tracé de la Grande Muraille, sensée protéger la Chine des barbares septentrionaux... passe juste en dessous de la Mongolie Intérieure ! Je compte revenir sur tout cela dans un article plus complet sur l'histoire de cette zone, qui sera sûrement publié le week-end prochain.
Les Mongols, c'est qui ? Si vous connaissez la Mongolie et ses habitants, c'est grâce au plus illustre des habitants issus de ce pays : le grand conquérant Genghis Khan (sur lequel je reviendrai également), qui, à la tête de ses armées de cavaliers nomades, a bâti un immense Empire, allant des portes de l'Europe au Pacifique. Cet Empire sera aussi gigantesque qu'éphémère, mais les Mongols garderont leur influence en Chine sous la dynastie des Yuan (XIIIe-XIVe siècles), menée par les successeurs du Grand Khan.
Et aujourd'hui ? De nos jours, le peuple mongol est donc divisé de part et d'autre de la frontière entre la Chine et la Mongolie. En ce qui concerne la Mongolie Intérieure, les membres de l'ethnie mongole ne représentent que 15% de la population de la région. Et les Mongols sont rarement dans les couches les plus aisées de la population, hormis quelques uns comme le gérant de notre auberge et sa femme, tous deux d'origine mongole. Comme dans bien d'autres cas similaires en Chine, la majorité Han est parvenue à s'imposer et à assimiler progressivement la tradition locale dans ses propres modes de vie. Vous ne trouverez plus beaucoup de yourtes isolées ou de cavaliers nomades dans les steppes, ou alors uniquement sur des sites reconstitués pour les touristes occidentaux.

Et finalement, on fait quoi en Mongolie Intérieure pendant trois jours ? Beaucoup de découvertes passionnantes ! J'étais sceptique au début (surtout en regardant les prévisions météorologiques : de -12°C à 0°C dans le meilleur des cas !), mais j'avais tort ! Je ne peux pas dévoiler toutes mes cartes dès maintenant, mais je vous dévoile un premier indice :

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Par Val
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Mardi 4 décembre 2007

Cinq "chörten" vous accueillent au passage de la deuxième porte d'entrée, représentant différents styles tibétains.

Bienvenue au Temple de l'Ecole du Potala, le plus vaste temple érigé à Chengde, qui copie l'architecture du Palais du Potala de Lhassa au Tibet. Ce temple a été construit de 1767 à 1771 pour célébrer les soixante ans de l'Empereur Qianlong. Je ferai court sur les commentaires, car le plus intéressant réside dans les photos.


Même si l'original est bien plus grand, ce temple est déjà très impressionnant !


Une photo que j'aime beaucoup. Comme la copie est réalisée à une échelle inférieure à l'original, les fenêtres sont trop petites et trop peu espacées pour être réelles. En fait, la façade extérieure de ce temple ressemble à un décor de cinéma.





Si l'extérieur du temple est inspiré d'une construction tibétaine, l'intérieur abrite un temple et des salles d'expositions d'architecture typique du XVIIIe siècle chinois.

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Gros plan sur les tuiles de bronze recouvertes de feuilles d'or du Pavillon d'Or.

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Je termine par ces petites guirlandes bariolées, et vous souhaite une bonne fin de journée !
Par Val
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Lundi 3 décembre 2007
Les Empereurs mandchous, et notamment Kangxi et Qianlong, ont fait édifier douze temples autour de leur résidence estivale, afin de pacifier leurs relations avec les minorités religieuses, et notamment les Tibétains. Il reste aujourd'hui sept de ces temples. Nous en avons visité trois, dont les deux plus intéressants selon les guides : celui de Puning et celui de l'école du Potala.
Je débute par celui de Puning, dont le nom est traduit en Français par "Temple de la Paix universelle". Ce temple est en réalité accompagné d'un petit temple adjacent, par lequel nous avons commencé la visite :


Visiteur de ce blog, bienvenue à toi ! Que la Paix universelle t'accompagne !


Le centre de ce temple, avec ces trois Bouddhas principaux et ces arbres rouges ;-)


Un avant-goût du Tibet ?


Vue d'ensemble du Temple de la Paix universelle, inspiré du Temple de Samye, plus important lieu sacré pour les Tibétains avec Lhassa. 

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Il s'agit ici d'un des nombreux rouleaux qui consituent une rangée que le moine doit parcourir en récitant des prières. Le but est qu'il fasse tourner les rouleaux suffisamment fort pour qu'une fois arrivé au bout, il puisse voir tous les rouleaux de la rangée en train de tourner.


D'après ce que j'ai pu lire, voilà un exemple d'adaptation de l'architecture tibétaine à un aménagement du terrain plus typique de la Chine.

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Et oui... en Chine il pleut rarement, mais quand ça tombe, c'est une bonne pluie lourde (et froide) !

Dans le grand bâtiment de ce temple de Puning (voir photo ci-dessus) se trouve une statue gigantesque, à peine plus petite que celle du Temple des Lamas de Pékin. Surnommée "statue aux mille bras et aux mille yeux", elle possède en réalité quarante-quatre bras et quanrante-cinq yeux ! Mais comme toujours, il faudra que vous vous déplaciez pour vous faire une idée, car les photos d'intérieur sont interdites... c'est-à-dire que comme tous les Chinois, j'ai tenté ma chance ! Mais la salle est tellement sombre que les photos ne rendent rien.
La prochaine série de photo sera consacrée au site de Chengde que je trouve personnellement le plus impressionnant : la copie du Potala.
Par Val
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Dimanche 2 décembre 2007
Constatant que je n'aurai pas le temps de faire des montages pour chacun de mes voyages, je reviens à une formule plus classique pour les photos de mon voyage à Chengde. J'avais fait ce voyage dans la foulée de celui à Xi'an, pour profiter de mes trois derniers jours de vacances début octobre. Vous pouvez retrouver le premier article "Voyage en Chinois" que j'avais écrit au sujet de ce petit déplacement dans la catégorie "Voyages" sur la droite de votre écran.


Je vous remets la carte du site, avec le palais au sud, le parc à l'ouest, le lac à l'est, et les temples tout autour.

Je résume les informations essentielles à connaître sur Chengde. Tout d'abord, le nom : 承德, avec des caractères bien compliqués, mais au sens intéressant, puisque cheng se trouve dans le verbe qui signifie "reconnaître, admettre, avouer", et de signifie la "vertu". Je vous laisse faire l'association. Cette ville de Chengde est aujourd'hui située à trois heures au nord-est de Pékin, mais il fallait à l'époque une petite semaine pour que toute la cour impériale s'y déplace.

A partir du début de sa construction au XVIIIe siècle, ce site accueillait en effet la cour des Empereurs Ming et Qing tous les étés, lorsque l'air devenait irrespirable à Pékin. On retrouve cet idée dans le nom chinois du Palais : 避暑山庄 (bishu shanzhuang) qui désigne littéralement le "palais pour fuir la chaleur estivale". Ce palais de taille colossale possède de nombreuses curiosités sur une superficie... huit fois supérieure à celle de la Cité Interdite et équivalente au double du Palais d'été de Pékin ! Je vous laisse donc découvrir quelques premières photos :

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Voici tout d'abord des images du Palais en lui-même, qui n'est pas très étendu, mais qui reste très agréable.


Ce qui est intéressant, c'est que le bois des murs et des plafonds n'a pas été repeint comme dans la plupart des palais et temples chinois. Le bois simple permet d'exprimer un autre style architectural et une certaine simplicité.


Le but d'un tel palais, c'est d'être calme et apaisant. En se baladant dans les allées, on s'aperçoit que l'objectif est atteint, et qu'une nouvelle fois, les Empereurs chinois avaient bien choisi leurs sites.

La réputation de Chengde au sein de la population chinoise ne vient toutefois pas uniquement de son air frais et ses murs de bois. Le site a été le théâtre à plusieurs reprises d'événements déterminants de l'histoire impériale chinoise. La Chine n'a pas toujours été gouvernée par des dynasties Han. Dans la position des Empereurs mongols puis mandchous, il était important d'entretenir de bonnes relations avec les autres groupes ethniques de l'Empire (je vous renvois à l'article sur la diversité ethnique de la Chine, dans la catégorie "Géographie"). Chengde était à proximité des terres mandchoues et des territoires mongols. Chengde accueillait également des temples de diverses confessions pour pacifier les tensions religieuses, notamment avec le Tibet.

En plus des relations intra-chinoises, le site de Chengde a aussi accueilli des réunions diplomatiques avec les puissances occidentales. Une première ambassade britannique semble très célèbre : celle de Lord Macartney en 1793, même si elle fut un échec pour les Anglais qui souhaitaient renforcer leurs puissance commerciale en Chine. L'autre grand moment est un échec également, mais côté chinois cette fois-ci. En 1860, les puissances occidentales forcent l'Empereur Xianfeng à signer le Traité de Pékin. Dans le contexte des Guerres de l'Opium, les Empires britanniques et français, ainsi que la Russie, imposent à une Chine fermée sur elle-même et dépassée sur le plan militaire, d'ouvrir ses ports au commerce maritime international, et de manière plus générale, d'ouvrir les richesses de son pays  aux marchands occidentaux. Ce texte est sûrement le plus célèbre de ce que les Chinois ont nommé les "Traités inégaux". Et comme vous pouvez le voir, l'Occidental est fraîchement accueilli sur ce site symbolique...


En plus de cette "humiliation nationale", le site de Chengde semble maudit, ce qui fait que les Empereurs font progressivement s'en détourner. Après un XVIIIe siècle qui marque l'apogée du site de Chengde, le décès de l'Empereur Jiaqing, frappé par la foudre dans le parc, est un premier signe funeste. Un demi-siècle plus tard, deux ans après la signature du Traité de Pékin, Xianfeng y décède également, laissant l'Empire aux mains de l'Impératrice douairière Cixi.

Mais au-delà du palais qui, bien que chargé d'histoires, est au final assez modeste, l'attrait de Chengde réside dans le parc gigantesque et le lac qui s'étendent au nord. Le lac tout d'abord est suffisamment grand pour que l'Empereur ne s'ennuie pas de faire à chaque fois le même parcours. Plusieurs petits temples ou arrêts sont disponibles sur les rives. Le bâtiment le plus connu est en photo ci-dessous :

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Le parc se trouve à l'ouest du lac. Il est très vallonné et devait permettre à l'époque d'organiser de grandes randonnées à cheval ou à pied, ainsi que de longues parties de chasse. Il y a par exemple de nombreux cerfs et biches en semi-liberté dans le parc. Les Emepreurs souhaitaient également y retrouver des souvenirs de leurs voyages à travers toute la Chine. Ils y ont donc placé des copies de sites célèbres. A commencer par une Grande Muraille miniature...

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Tout autour se trouvent donc une série de temples, qui sont eux-mêmes des copies de vrais temples, sur lesquels je reviendrai dans la deuxième partie de ce reportage photo. Mais vous pouvez déjà en reconnaître au moins un :

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A la prochaine fois pour plus de détails ! Je vous laisse patienter avec cette curiosité géologique qui surplombe Chengde :

Par Val
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Samedi 24 novembre 2007
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Parmi les quatre voyages hors de Pékin que j'ai déjà eu la chance d'effectuer, Xi'an était bien sûr le plus prestigieux et le plus riche en contenu. En bouquet final de cette série sur les 100 jours du blog, je vous propose donc le dernier montage de mes photos et de mes commentaires sur ce voyage. Au programme aujourd'hui, comme promis, l'armée en terre cuite de Bingmayong !

 



Comme pour les précédentes vidéos, si vous n'arrivez pas à la lire entièrement, double-cliquez dessus pour la visionner sur le serveur d'Over-blog Wat.tv.
Par Val
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Vendredi 16 novembre 2007
Pour cette troisième et dernière série de photos issues de notre journée à Pingyao le week-end dernier, je vous propose quelques photos en noir et blanc des habitants de Pingyao. Lorsque j'étais sur mon vélo à déambuler au hasard dans les ruelles de Pingyao, j'essayais d'imaginer quelle pouvait être la vie de tous ces gens. Leur situation est en réalité assez paradoxale : ils vivent dans une ville inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO qui reçoit régulièrement des touristes occidentaux plutôt aisés, mais dans le même temps, ils semblent encore déconnectés du monde actuel. Le cadre particulier de Pingyao renforce ce sentiment d'anachronie. Nous étions un peu dans la peau de visiteurs du futur, perdus dans un dédale de ruelles souvent délabrées et à l'équipement archaïque. Pourtant, à quelques centaines de mètres à peine se trouvent les rues commerçantes et les hôtels au confort intérieur bien supérieur à la moyenne chinoise. Bref, je ne savais pas trop où j'avais atteri, mais je me sentais ailleurs tout simplement !
Penchons-nous donc, avec un peu de dérision, sur ce que peut être la vie d'un habitant de Pingyao en 2007...


Tout d'abord, il naît. Il n'a pas la chance de voir le jour dans une famille de riches Pékinois modernes, mais son sort aurait pu être pire : Pingyao est une très jolie petite ville. Et il est déjà prêt à affronter les rigueurs de l'hiver ! (Photo Mireille)


Comme tous ses "camarades" de classe, notre jeune enfant de Pingyao va à l'école. A l'heure de la récréation, rien ne vaut l'universel "saute-mouton" pour se réchauffer les jambes !


Puis, après l'école, il faut marquer son territoire face au laowai qui cherche à nous prendre en photo. Mais curieusement, lorsqu'on luipose les questions que notre professeur nous a enseignées en Anglais, l'étranger répond en Chinois (ou essaye de le faire ;-)).

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Puis notre jeune ami grandit, et il est temps pour lui d'avoir son propre vélo, pour emmener ses copines sur le porte-bagages arrière. On devient un homme, un vrai... La classe ! (Photo Mireille)

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Mais les parades à vélo et les jeux entre amis laissent bientôt la place aux prblèmes des hommes. Il faut travailler, pour gagner de l'argent, pour survivre. Pingyao n'est pas une grande ville, et s'il y a bien un ou deux très bons élèves de la classe de notre jeune homme qui ont réussi à partir à l'université, il faut, comme tout le monde, aider la Chine à se développer. Ce sera donc le bâtiment... (Photo Anne-Sophie)

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Madame, en revanche, vendra des mian dans la rue. Une bonne cuisinière a besoin de bons outils de cuisson : ici, elle se contentera d'un feu de charbon dans un rondin de bois, alimenté par une pédale de vélo actionnée par la force des bras !


Heureusement, pour oublier le quotidien (et le froid !), on se retrouve entre hommes pour refaire le monde autour de quelques bières
et d'un bon jeu de cartes ! (Photo Mireille)

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Et pendant ce temps-là, Madame attend sur le seuil de la maison... les mian du soir (enfin vers 5h, on est en Chine...) doivent bientôt être prêtes. Oui, la maison ne paye pas de mine à première vue, mais à partir de la mi-novembre, nous avons le chauffage ! (Photo Anne-Sophie)


Quelques années plus tard, à l'approche des derniers hivers, on se remémore les bonnes choses de ce monde. Madame attend toujours sagement sur le seuil... (Photo Mireille)

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...pendant que Monsieur passe le relais aux petits-enfants. Ah la vie, quelle aventure !

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Espérons que les nouvelles générations de Pingyao auront les moyens d'en profiter !

J'aime beaucoup cette dernière photo. Nous passions à vélo sur la droite de la rue, pour regagner le carrefour central depuis le temple taoïste au nord-est de la ville. Et j'ai eu comme un flash en voyant ces deux petits enfants : il me fallait cette photo ! Les piles de mon appareil ne me laisseraient que le temps d'en faire une seule. Pas de voitures en face, je cadre, j'appuie... et hop, ça a marché ! Comme Pingyao, cette photo est hors du temps : les bâtiments sont dégradés, le vélo est usé, les lanternes ont déjà connu bien des hivers. Quelqu'un aurait très bien pu prendre la photo il y a cinquante ans ! Puis il y a ces deux petits enfants, qui comme vous l'avez vu ci-dessus, se préparent à des lendemains plus ou moins joyeux... et toujours plus froids, au moins jusqu'à ce que les températures remontent vers le mois de février !
Par Val
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Jeudi 15 novembre 2007
Après les bâtiments principaux de Pingyao, voici une deuxième série de photos, avec des prises en couleurs ou en noir et blanc dans les rues de la ville, pour vous donner une idée de l'ambiance unique qu'il règne à Pingyao.

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Autant commencer par le début : la rue de notre merveilleuse auberge, avec cette petite porte.


Nan Dajie, 1900... ou presque. Comme vous le voyez, le froid avait découragé les touristes : tant mieux !
(Photo Anne-Sophie)


Imaginez vous deux rues perpendiculaires avec des dizaines de petites boutiques d'artisanat traditionnel comme celles-ci. (Photo Anne-Sophie)


Ce qui était vraiment génial, c'était de tourner au hasard dès qu'il y avait un embranchement. Pingyao n'est pas assez grande pour que l'on se perde vraiment, mais suffisamment variée pour nous surprendre à chaque virage.

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Au détour des ruelles, quelques passages s'ouvrent...
(Photo Anne-Sophie)

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... vers une Chine aux conditions de vie bien différentes de ce que l'on voit à Wangfujing ou Pudong.
(Photo Anne-Sophie)

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La fameuse organisation des habitats en siheyuan : quatre corps de bâtiments d'un seul étage, donnant sur une cour centrale. A Pékin, il est désormais rare d'en voir dans cet état-là (ou alors il en reste quelques-uns pour encore trois mois, mais avec un énorme gratte-ciel derrière...)

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Une belle photo carte-postale pour finir. Pingyao... un autre monde ! (Photo Anne-Sophie)

Rendez-vous demain avec les dernières photos, que je trouve les plus intéressantes : les gens de Pingyao.
Par Val
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Mercredi 14 novembre 2007
Bonjour à tous, pour cette première série de photos de Pingyao, je commence par le plus classique : les temples, les musées et les bâtiments principaux de la ville.


Voilà Nan Dajie, la grande rue centrale de Pingyao, qui correspond à l'axe nord-sud, avec le City Building au centre. Vous pouvez donc découvrir le style architectural général de cette charmante petite ville restée très bien conservée (photo Anne-Sophie).


Le Bâtiment central de la ville, véritable boussole de Pingyao.

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Une des deux très anciennes banques du centre de Pingyao, dont les intérieurs nous permettent d'imaginer l'activité qui pouvait y régner il y a quelques siècles.

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La forme des anciennes pièces de monnaie chinoises, avec un carré percé au milieu.


Les remparts de la ville, ici au soleil couchant...


La Porte du sud, qui ressemble en fait à une tête comme vous pouvez le voir ici : la porte rouge pour la bouche et les fenêtres rondes pour les yeux menaçants.


Si les trois autres faces sont droites, la muraille sud représenterait paraît-il les pattes d'une tortue. Chaque créneau du mur correspondrait à un étudiant du temple de Confucius (photo Anne-Sophie).


Le Temple du Dieu protecteur de la ville de Pingyao, le premier temple que nous avons visité, et peut-être le meilleur au final.


Mon appareil ayant connu quelques soucis de batteries ce week-end, je n'ai pas pu prendre toutes les photos que je voulais. Je remercie donc Anne-Sophie et Mireille de m'avoir permis d'en choisir quelques unes des leurs pour le blog. Ici, c'est encore Anne-Sophie.

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Un des gardiens du Temple taoïste de Qingxu, au nord-est de la ville.

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Je vous laisse avec ce petit symbole Ying et Yang qui vous fera patienter jusqu'aux autres photos de demain. Elles seront plus originales et plus intéressantes, mais je tenais quand même à commencer par celles-ci pour vous donner une première idée de la particularité de la ville. Pékin devait certainement ressembler à Pingyao au début du XXe siècle... cela a bien changé depuis.
Par Val
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Mardi 13 novembre 2007
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Comme toutes les villes chinoises, Pingyao a sa Nanmen (Porte du sud).

Après le Taishan et Qufu en septembre, puis Xi’an et Chengde en octobre, mon voyage du mois de novembre était ce week-end à Pingyao. Pingyao se trouve approximativement à mi-chemin entre Pékin et Xi’an, dans la province du Shanxi.


Cette petite ville provinciale est très célèbre pour l’authenticité qu’elle a su garder à travers les siècles. On m’en avait beaucoup parlé, et Pingyao semblait donc être une destination idéale pour s’aérer après une semaine d’examens. Nous sommes donc partis à huit vendredi soir en train, formant un groupe très européen avec des origines françaises, belges et allemandes, mais aussi très féminin puisque parmi les garçons tentés par le voyage initialement, seuls Jonas et moi sommes finalement venus.


Notre groupe, avec de gauche à droite : Marine (Aix-en-Provence), Jonas (Heidelberg), Cécile (Aix-en-Provence), Mireille (Sciences Po), Anne-Sophie (Bruxelles), Lynn (Heidelberg) et Anne (Heidelberg).

Nous avons été réveillés par le froid matinal de Pingyao : -2°C samedi à 7h30, et encore moins dans la voiturette de l’auberge qui est venue nous chercher à la gare ! L’auberge mérite vraiment une petite publicité. Situé dans le cœur de Pingyao, proposant une ambiance unique, un grand confort et un bon petit déjeuner, offrant chauffeur aller-retour pour la gare, et fournissant les vélos pour dix kuai la journée, ce Zhengjia International Youth Hostel nous a séduit. D’autant que tous ces services ne nous ont coûtés au final que… quatre euros par personne !


La ravissante cour de notre charmante auberge, vue de jour...
et à l'aube.

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"700 millions d'hommes, 700 millions de soldats" : l'affiche de Mao que j'ai dans ma chambre n'est pas mal, mais elle ne rivalise pas avec celle de l'hôtel de Pingyao !

Grâce à nos vélos, nous avons pu arpenter la ville pendant toute la journée de samedi. Entourée par ses hauts murs, la vieille ville de Pingyao est d’une taille idéale, puisqu’elle offre deux grandes rues commerçantes très charmantes, de nombreux petits temples et musées qui se visitent rapidement et qui sont peu fréquentés en cette saison, mais aussi des quartiers d’habitation très préservés, le tout sans circulation de voitures ou presque. Les balades à vélos sont par conséquent très agréables, et permettent de découvrir une Chine traditionnelle qui correspond bien à l’image que l’on peut s’en faire depuis l'Occident. Petits siheyuan en pierre grise, rues plus ou moins délabrées, conditions de vie modestes et sûrement très difficiles (surtout pendant les rigueurs hivernales !), avec des populations globalement très accueillantes. Les enfants surtout sont très attachants, d’abord parce qu’ils sont la plupart du temps très ouverts et souriants, et puis parce qu’ils parlent un Chinois bien plus compréhensible que leurs aînés ! Tout le week-end, nous en avons entendu des "Hello, laowai !", mais le sens n'est pas si péjoratif, en tout cas dans la bouche des enfants. Car malgré la renommée de Pingyao, les populations locales sont moins habituées à voir des étrangers que les habitants désormais blasés de Pékin.

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Mes nouveaux amis chinois...

Tout au long de la semaine, j’aurais l’occasion de revenir en images sur Pingyao, avec les meilleures photos prises par Mireille, Anne-Sophie et moi-même.

Enfin, après une nuit réparatrice, nous avons pris un premier train pour nous rendre à Taiyuan, car il n'y a pas de train retour passant par Pingyao. Taiyuan est la capitale du Shanxi, elle ne représente pas grand intérêt (en tout cas à l’intérieur de la ville, car il y a, paraît-il, des sites intéressants autour, mais c'était trop loin pour nous). Après notre escale à Taiyuan, nous avons donc pu rejoindre Pékin, au terme d’un long et éprouvant voyage de huit heures dans un train bondé. Car pour parfaire votre connaissance des trains chinois, je dois vous dire qu’une fois que tous les billets sont vendus, les gens ont encore la possibilité de prendre le train, à condition… de rester debout ! Or je n'ai décemment pas pu m'empêcher de céder ma place à une vieille dame qui n’avait pas de siège. Avec Lynn et Anne, nous avons donc passés la majeure partie du temps à trois sur une banquette pour deux, dans un train surchauffé avec une succession de musiques insupportables, et une agitation constante ! Mais cela fait partie de l’aventure ! Oublions donc les quelques mauvaises expériences, et gardons uniquement le meilleur de ce week-end très intéressant, qui, tout compris (train, auberge, nourriture), nous aura coûté moins de trente-cinq euros chacun ! Cela vous fait rêver, n'est-ce pas ? Alors venez en Chine dans l'année !

A demain pour plus de photos et de commentaires.
XB
Par Val
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Dimanche 4 novembre 2007
Je peux enfin mettre en ligne le deuxième montage sur mon voyage à Xi'an, après plus d'une semaine dont la majorité des soirées ont été consacrées à sa réalisation. Certes, le voyage a été effectué il y a un mois désormais, mais j'avais encore beaucoup de photos et de commentaires à vous présenter.
Ce montage est beaucoup plus long que le premier (6'20). Il est très certainement perfectible, mais j'apprends petit à petit à me servir du logiciel. Il a fallu tout d'abord sélectionner les photos les plus réprésentatives parmi les cinq cents clichés que j'avais à ma disposition, puis les mettre en page de manière un peu plus recherchée que d'habitude. Cela m'a pris un certain temps, mais le plus dur, c'est l'enregistrement de la voix-off ! J'y ai passé trois soirs, entre l'écriture des textes et tous les essais nécessaires (près de 80 si l'on compte tous les ratés de tous les passages !), car il y a toujours un problème de son, un voisin qui passe bruyamment dans le couloir, un coup de téléphone, une hésitation trop longue ou un mot oublié. Comme les extraits sont enregistrés séparément, j'ai une voix plus ou moins enrhumée selon le moment de l'enregistrement... Bref, cela mériterait un making-of, avec les ratés les plus drôles et tous les "p*****" de frustration !
Toujours est-il que je préfère arrêter là le travail sur cette vidéo. Je pense qu'elle contient assez de belles réalisations des artistes et architectes chinois pour que vous me pardonniez les imperfections dans la forme ! Et puis j'ai surtout mes examens de mi-semestre qui m'attendent, et si la réalisation du montage me servait d'alibi jusqu'à hier, je suis désormais obligé d'affronter les révisions !
Le dernier volé de cette "trilogie" sera plus court, et, je l'espère, mieux réalisé. Il sera consacré à l'attrait le plus célèbre de Xi'an : l'armée en terre cuite de Shi Huangdi, premier Empereur Qin. J'ajouterai également quelques éléments découverts sur le site Han de Yangling, moins célèbre, mais au contenu fascinant.

Voilà, je vous laisse découvrir le montage, que vous pouvez revoir ou pauser quand je passe trop vite sur certaines planches qui vous intéressent particulièrement.
A très bientôt,
Val

 



Si vous rencontrez des problèmes pour voir la vidéo (coupure à droite sur les PC), elle est disponible sur le serveur d'over-blog : Wat.tv, donc il faut double-cliquer sur le vidéo.
Par Val
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