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Je m'appelle Valentin Chaput, ou Xia Bing
en chinois (夏冰 : "glace de l'été"). En 2007-2008, l'année de mes 20 ans, j'ai eu la chance de partir un an apprendre le mandarin à Pékin dans le cadre de ma troisième année à Sciences Po Paris. J'étudiais à l'université de langues étrangères de Pékin, connue en Chine sous le nom de BeiWai, abbréviation de Beijing Waiguoyu Daxue (北京外国语大学).

Vous trouverez sur ce blog le récit de ma vie pékinoise en cette année olympique, des photos de mes voyages et des dossiers thématiques pour découvrir à mes côtés la richesse de la civilisation chinoise. J'espère que vous prendrez du plaisir à parcourir ce blog, et qu'il vous donnera envie de vous rendre en Chine à votre tour !

谢谢

 

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 11:19
Voilà ! Nous sommes sortis de notre petite série de mid-terms. Comme prévu, ils ont été de difficulté croissante pour moi : d'abord le hanyu lundi matin, qui s'est bien passé, puisque je suis meilleur à l'écrit et que c'était la matière la plus facile à réviser (faire des lignes de caractères en gros...) ; ensuite l'entretien de kouyu, qui a été très rapide pour moi vu que suis à l'aise pour lire les caractères (mais toute la difficulté est de bien les prononcer, et là je n'ai pas du être miraculeusement performant malheureusement) et que j'avais préparé un minimum le sujet sur lequel j'ai été interrogé (Shengdanjie = Noël) ; enfin le tingli aujourd'hui, toujours dur, et très frustrant car nous n'avions droit qu'à une seule écoute, contrairement aux cours habituels. Je vous tiendrai au courant de mes résultats, qui devraient arriver vite, car ici, ils sont très efficaces pour les corrections !

Nous sommes désormais soulagés de nos révisions et nos examens, mais nous ne sommes pas en vacances pour autant, puisque nous réattaquons les cours dès demain 8h ! Nous allons toutefois dîner tous ensemble ce soir, dans un restaurant coréen conseillé par notre "camarade" sud-coréenne. Et puis, ce week-end, nous effectuons un voyage express à Pingyao, ville restée très authentique, située à mi-chemin de Pékin et Xi'an. Bon courage à ceux qui reprennent le chemin des salles de cours demain en France, dites-vous que vos prochaines vacances seront avant les miennes, prévues pour le 11 janvier !

A très bientôt,
Xia Bing
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 11:44
Je peux enfin mettre en ligne le deuxième montage sur mon voyage à Xi'an, après plus d'une semaine dont la majorité des soirées ont été consacrées à sa réalisation. Certes, le voyage a été effectué il y a un mois désormais, mais j'avais encore beaucoup de photos et de commentaires à vous présenter.
Ce montage est beaucoup plus long que le premier (6'20). Il est très certainement perfectible, mais j'apprends petit à petit à me servir du logiciel. Il a fallu tout d'abord sélectionner les photos les plus réprésentatives parmi les cinq cents clichés que j'avais à ma disposition, puis les mettre en page de manière un peu plus recherchée que d'habitude. Cela m'a pris un certain temps, mais le plus dur, c'est l'enregistrement de la voix-off ! J'y ai passé trois soirs, entre l'écriture des textes et tous les essais nécessaires (près de 80 si l'on compte tous les ratés de tous les passages !), car il y a toujours un problème de son, un voisin qui passe bruyamment dans le couloir, un coup de téléphone, une hésitation trop longue ou un mot oublié. Comme les extraits sont enregistrés séparément, j'ai une voix plus ou moins enrhumée selon le moment de l'enregistrement... Bref, cela mériterait un making-of, avec les ratés les plus drôles et tous les "p*****" de frustration !
Toujours est-il que je préfère arrêter là le travail sur cette vidéo. Je pense qu'elle contient assez de belles réalisations des artistes et architectes chinois pour que vous me pardonniez les imperfections dans la forme ! Et puis j'ai surtout mes examens de mi-semestre qui m'attendent, et si la réalisation du montage me servait d'alibi jusqu'à hier, je suis désormais obligé d'affronter les révisions !
Le dernier volé de cette "trilogie" sera plus court, et, je l'espère, mieux réalisé. Il sera consacré à l'attrait le plus célèbre de Xi'an : l'armée en terre cuite de Shi Huangdi, premier Empereur Qin. J'ajouterai également quelques éléments découverts sur le site Han de Yangling, moins célèbre, mais au contenu fascinant.

Voilà, je vous laisse découvrir le montage, que vous pouvez revoir ou pauser quand je passe trop vite sur certaines planches qui vous intéressent particulièrement.
A très bientôt,
Val

 



Si vous rencontrez des problèmes pour voir la vidéo (coupure à droite sur les PC), elle est disponible sur le serveur d'over-blog : Wat.tv, donc il faut double-cliquer sur le vidéo.
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 16:02
Ma série sur la géographie chinoise, qui devait initialement être plus courte avec une progression logique quotidienne, aura finalement traîné dans le temps, du fait de mes multiples activités à Pékin. Il est donc grand temps de conclure cette petite introduction aux problématiques géographiques de la Chine actuelle.
Pour cela, une question s’impose : Où va la Chine ?
Va-t-elle atteindre le niveau de développement du monde occidental, voire même le dépasser, ou sera-t-elle limitée dans son essor spectaculaire par l’émergence de nouveaux acteurs politiques ou économiques, comme son voisin indien pour ne citer que lui ? Quel rôle va-t-elle jouer : simple puissance régionale entourée par des voisins souvent en désaccord ou hyper-puissance internationale ? Au sujet de Taiwan, du dalaï-lama, de leur inter-dépendance économique, comment les relations sino-américaines vont-elles évoluer ? Il est encore trop tôt pour le dire, toutes les hypothèses semblent ouvertes sur toutes ces questions.
Je veux donc faire un petit bilan de ce dossier, qui, je l’espère, vous aura apporté de nouvelles connaissances sur la Chine. Vous pouvez d'ailleurs retrouver tous les articles regroupés dans la catégorie "Géographie" dans la colonne de droite.

Vous avez peut-être entendu parler ces derniers jours du livre de l’historien britannique Gavin Menzies 1421, l’année où la Chine a découvert l’Amérique. Cet ouvrage avance l’hypothèse de grandes expéditions maritimes chinoises, commandées par l’amiral Zheng He au début du XVe siècle, aux quatre coins du globe (voir sur le site de Rue89). Cela vous rappelle certainement le premier article de la série, consacré au regard que les Chinois portent sur le monde, dans lequel j’évoquais cette hypothèse qui retirerait à Christophe Colomb (et donc à l’Europe) la découverte du Nouveau Monde. Comprendre la relation de la Chine au monde, et réciproquement du monde à la Chine, est assez centrale dans l’idée que je me fais de mon expérience actuelle à Pékin. En effet, cette double relation est en train de changer radicalement, passant d’un relatif désintérêt pendant une grande partie du XXe siècle, à une omniprésence aujourd’hui.

Pour bien comprendre les quelques raisons que je vous ai présentées, j’ai construit ma série d’articles en trois parties. Tout d’abord, j’ai rédigé deux articles sur l’organisation physique de la Chine, avec son territoire immense et sa grande diversité, souvent méconnue en France. De ces contraintes naturelles s’est imposée une organisation de l’espace centrée sur l’exploitation des plaines, au détriment des pentes, très vite inaccessibles. Le découpage de la Chine selon trois zones (littoral oriental, territoire intérieur, grand ouest) est une sorte de fil rouge pour les articles suivants.
La deuxième partie de la série se concentrait en effet sur la gestion politique de l’espace, et des caractéristiques particulières de la Chine : un territoire de la taille d’un continent, avec la plus importante population mondiale, majoritairement Han, mais se répartissant également en cinquante-cinq autres groupes ethniques minoritaires, sur des territoires aux langues et aux statuts administratifs différents.
Ces particularités déterminent en partie ce que j’évoquais dans la troisième partie, c’est-à-dire le développement accéléré de la nouvelle Chine. Développement économique, développement urbain, développement des réseaux de communications, mais aussi apparition de problématiques modernes comme l’accroissement de la pollution, tout cela dans le cadre d’un régime politique assez unique. Au final, la Chine est un terrain d’analyse privilégié pour comprendre le monde de ce début de XXIe siècle, car la Chine, sans en être forcément consciente, contient une partie des clés de notre avenir à tous.

C’est pour cela que j’ai souhaité commencer mon blog par ce premier dossier thématique sur certaines explications de la situation actuelle de la Chine, et c’est pour cela que je conclus cette série par cette fameuse question : Où va la Chine ?
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 13:30
Qui est ce fameux "Il" dont l'arrivée nous réjouit tant ? Le grand Nuanqi (暖气 : le chauffage) ! Gloire à lui...

Il faut dire que ce matin à 7h, quand il a fallu que je sorte de mon sac de couchage "sarcophage", seul endroit chaud de BeiWai depuis une semaine, pour prendre une douche et aller en cours, j'ai vraiment lutté contre la terrible tentation de rester au lit, loin du froid. Depuis dimanche dernier, nous avons passé un nouveau cap : celui de l'hiver, déjà ! Après seulement un mois et demi d'automne, Pékin rentre en effet pour quatre longs mois dans le terrible dongtian (冬天 : l'hiver). La nuit, nous sommes réveillés par le froid, le jour, nous restons éveillés en cours grâce au froid ;-). Demain, on passe en dessous de 0°C. Jusqu'en mars, nous devrions avoir très peu de températures positives, la moyenne tournant plutôt autour de -5°C. Fini le ping-pong après les cours, mêmes les pauses d'inter-cours sont de plus en plus difficiles à apprécier !

Et donc, vers 10h ce matin, grande nouvelle : le chauffage de BeiWai a enfin été allumé ! Pour l'instant il est encore en rodage, mais au moins, il est là. En tout cas pour nous étudiants étrangers, car les étudiants chinois ne l'ont pas encore ! Pour l'ensemble de la population pékinoise, il va falloir attendre jusqu'au 15 novembre, quelles que soient les températures d'ici là. Le chauffage en Chine a une petite histoire intéressante : le Président Mao avait décidé que le chauffage devrait être entièrement gratuit pour toute la Chine du nord (la délimitation passe au-dessus de Shanghai). Le revers de la médaille, c'est que les particuliers ne le contrôlent pas directement, puisqu'il est centralisé. Il faut donc attendre le jour officiel de lancement, et après, il est impossible de moduler la chaleur !

C'est donc un système à double tranchant : les bons côtés du communisme chinois dans le principe avec un service universel et gratuit... mais un aspect "sélection naturelle" qui correspond bien à la Chine actuelle : seuls ceux qui survivent aux premières rigueurs de l'hiver profiteront du chauffage ! Mais à ce petit jeu-là, les premiers éliminés de la sélection naturelle, ce sont tout simplement les pauvres laowai habitués au confort, donc nous ! D'ailleurs, pour les Chinois, il ne fait pas encore vraiment froid, ils portent encore des vêtements intermédiaires, alors que pour ma part, j'ai déjà deux paires de chaussettes, trois épaisseurs de vêtements, un grand manteau, une écharpe, un bonnet, une capuche, des gants... bref, tout l'attirail pour le Pôle Nord ! Difficile d'imaginer qu'il fera bientôt 15°C de moins le matin sur le chemin des cours !

En attendant, je vais profiter avec bonheur de cette première nuit au chaud ;-)
Chaleureusement votre,

Glace de l'été... (plutôt glacé en hiver en ce moment !)
 
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 09:23
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Hao qiu !

La semaine dernière se tenait un événement sportif d’envergure internationale à BeiWai : le tournoi de ping-pong des étudiants étrangers ! J’ai fini troisième en simple, en perdant vraiment de peu mes matchs, mais les Coréens sont vraiment forts. Il paraît qu’ils jouent beaucoup au tennis de table pendant leur service militaire, ce qui fait qu’ils ont tous un bon niveau et qu’ils font très peu d’erreurs. Il faut donc prendre l’initiative, au risque de faire des fautes, sinon nous n’avons aucune chance.

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Jean, mon fidèle coéquipier, avec des coups droits décroisés aussi mesquins que son sourire !

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La foule de nos supporters en délire ! Anne-Sophie de Belgique-une-fois, Mireille et Damien.

En double surtout, nous nous sommes bien amusés. Je faisais équipe avec Jean et nous avons terminé deuxièmes. Nous en sommes assez fiers, surtout que nous avons perdu contre les mêmes Coréens, sur un score encore plus serré. Bref, on a bien rigolé pendant ce tournoi. Et on a eu droit à des beaux diplômes et des petits cadeaux adaptés à la vie locale :  des baguettes de champions !
J’espère gagner le tournoi du second semestre s’ils en refont un, mais dans quelques semaines nous allons avoir un autre objectif : le tournoi de badminton !


Je ne gagne pas encore des millions grâce au ping-pong, mais c'est déjà pas mal !

Hormis cela, tout va bien, sauf qu’on commence à avoir très froid ! Nous attendons toujours le chauffage ! En effet, le système chinois est centralisé, donc nous devons attendre qu’il soit relancé pour tout Pékin, le 15 novembre normalement. En tant qu’étudiants étrangers, nous pourrions l’avoir un peu plus tôt, dès ce week-end ou la semaine prochaine. J’aurai l’occasion de vous en raconter un peu plus à ce moment-là, car cela vaut le détour. D’ici là, nous souffrons dans un silence seulement perturbé par nos claquements de dents ! Il fait en moyenne entre 3 et 8°C dans la journée, ce qui est supportable… mais le problème c’est qu’à l’intérieur, il fait tout aussi froid vu que nous n’avons pas de chauffage. Donc nous avons cours en manteaux et écharpes et je dors dans mon sac de couchage en plus de la couverture de base ! Nous voulions vivre à la dure comme les Chinois, nous voilà servis… mais on aimerait bien être un peu réchauffés quand même…!

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 16:11
Face aux problèmes de pollution que j'ai exposé brièvement dans l'article ci-dessous, la Chine s'est lancée dans le grand projet de créer une ville écologique. Elle doit être prête en 2010, pour être la perle de l'exposition universelle que Shanghai doit accueillir. Cette ville, nommée Dongtan, est actuellement en construction sur l'île de Chongming, au nord de la municipalité de Shanghai, l'une des villes les plus polluées du monde.

180px-ChinaShanghaiChongming.png
Ce n'est pas la plus carte du blog, mais elle a le mérite d'être claire : la ville de Shanghai en blanc, et juste au nord, reliée par un tout nouveau pont, Chongming en rouge.

L'idée originale tient dans le principe de concevoir de A à Z une ville moderne, utilisant toutes les technologies environnementales de pointe en terme de matériaux de construction, d'énergie, de recyclage des déchets, de gestion des transports, de qualité de vie (un tissu peu dense d'immeubles de petite taille, entourés par des arbres abondants). Au départ, cette ville expérimentale devrait compter cinquante mille habitants, mais ce nombre doit être décuplé d'ici 2050. Tout cela a un coût, et ce sont les plus riches shanghaïens qui voudront trouver un hâvre de paix à quelques dizaines de minutes du centre-ville qui le payeront. Dongtan sera donc une ville qui se veut propre et élitiste.


Que va donner l'utopie verte à la chinoise ?

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Mais ce projet d'éco-cité mérite d'être suivi, et, espérons-le, copié ailleurs à plus grande échelle s'il est un succès.
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 16:00
S’il est un sujet dont il est vital de parler aujourd’hui à l’échelle mondiale, c’est bien l’environnement, et la Chine n’y échappe pas, bien au contraire. En effet, l’économie galopante de la Chine et la densification de ses réseaux de transports dont nous avons eu l’occasion de parler dans les deux derniers articles a eu des conséquences néfastes sur la pollution de l’air, des eaux et des sols chinois.

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Voilà une illustration sans appel que j’ai trouvé sur le site d’une équipe de recherche de Jussieu. Cette carte montre l’évolution de concentration de l’air en dioxyde d’azote entre 1996 et 2002. Vous voyez les tâches rouges les plus foncées au nord-est de la Chine ? Je suis à peu près là !

Commençons par les sols : la Chine est encore très agricole comme je vous l’ai déjà dit. La hausse de la productivité et l’usage de produits toxiques nuisent à la qualité des sols, et par conséquent à leur rentabilité. La déforestation est un phénomène encore peu médiatisé en Chine, mais elle est bien réelle, tout comme la désertification progressive de certaines zones.
La situation des eaux chinoises n’est pas plus enviable, puisqu’ils sont quasiment tous pollués par les déchets industriels et les produits chimiques, et c’est notamment le cas des plus grands fleuves, qui desservent les plus grandes villes du pays. L’eau potable se fait rare, et, par exemple, il ne faut pas tester celle de Pékin.
L’air est de plus en plus irrespirable, avec des indices de pollution atmosphérique jusqu’à cinq fois supérieurs aux limites conseillées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cinq des dix villes les plus polluées du monde se trouveraient en Chine, certaines sont sévèrement touchées par des pluies acides.

Au total, j’ai pu lire que la pollution causerait un demi-million de décès par an en Chine ! Face à cette menace environnementale (et ses répercussions économiques), les Chinois ne sont pas totalement inactifs. Le gouvernement a fait fermer des usines trop polluantes, la voie des écologistes se font de plus en plus entendre, notamment au travers de Pan Yue, vice-ministre de l’environnement (en tout cas dans l’ancienne « équipe gouvernementale », mais vu qu’elle vient de changer, je ne sais pas s’il a gardé ce poste). Les villes tentent de réduire l’utilisation de véhicules, comme Pékin qui construit ses nouveaux métros, et compte réduire drastiquement le trafic dans les mois à venir, pour offrir à la capitale olympique un air respirable en août prochain. Enfin, les Chinois travaillent sur des projets plus ambitieux, comme « la première ville 100% verte » (cf. annexe).
Et pourtant la Chine n’a pas ratifié le Protocole de Kyoto, et est encore plus loin de le respecter…

Il faudra pourtant faire un effort conséquent car les prévisions sont alarmantes. Au rythme actuel, les Chinois auront d’ici une grosse vingtaine d’années un niveau de vie moyen équivalent à celui des Occidentaux, avec toute la pollution que cela entraîne… Sauf que ramené à la démographie chinoise, il faudrait chaque année pour les seuls automobilistes chinois plus de pétrole que le monde entier n’en produit actuellement ! Idem pour la consommation de charbon, énergie très polluante, mais très utilisée en Chine. Si la Chine -suivie de l’Inde et d’autres- devait atteindre notre niveau de développement, il faudrait entre cinq et sept fois les ressources de la Terre entière !

Comment concilier croissance, développement et protection de l’environnement ? Voilà la question majeure qui se pose à la Chine (et à nous tous au final !) pour les années futures.
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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 04:51
Notre week-end a été partagé entre un samedi gris et brumeux mais d’une chaleur appréciable, et un dimanche glacial malgré un ciel d’azur magnifique. J’avais réservé mon dimanche pour travailler, donc j’ai profité du samedi pour aller visiter le Parc Beihai, situé dans le centre ouest de Pékin.

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Ce lac, très apprécié de nombreux Empereurs et anciens dirigeants de la Chine communiste, fait partie d’un enchaînement de lacs, directement à l’ouest de la Cité Interdite. Je vous ai déjà parlé de Houhai, qui est situé juste au Nord de Beihai, mais c’est bien ce dernier lac qui est le plus célèbre, notamment grâce à son Dagoba blanc, un temple tibétain construit au XVIIe siècle, dans le cadre des relations toujours compliquées entre Pékin et le Tibet.

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Ah oui, quand je dis qu'il ne faisait pas très beau, c'était vraiment pas très beau...

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J'espère que vous distinguez quand même les toits de la Cité Interdite.

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Le cœur de ce stûpa comporterait des Ecritures sacrées, mais il n’est pas ouvert aux visiteurs. En revanche, nous avons pu apprécier la belle vue sur la ville depuis là-haut. Au sud, on découvre la Cité ronde, bâtie au début du XVe siècle, qui renferme d’impressionnants arbres plusieurs fois centenaires, et une gigantesque vasque provenant d’un unique bloc de jade. Au sud-est, les toits de la Cité Interdite, qui est malheureusement en partie en rénovation, donc nous avons repoussé notre visite à plus tard.
Enfin, au nord, le lac de Beihai lui-même, sur lequel nous espérons pouvoir faire du patin à glace cet hiver. Avouez que ce serait autre chose que la patinoire de la Gare Montparnasse ! Pour accéder au lac, il est possible d’emprunter une cavité qui s’enfonce dans les roches et contient plusieurs petites statues, parfois amusantes.

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En conclusion, une belle petite promenade qui nous a sortis de nos révisions pour les examens de mi-semestre qui approchent à grands pas. Les arbres commencent à rougir, il va bientôt être temps d’aller faire un tour du côté des Collines parfumées…


Et pour finir, un "Petit Empereur", un phénomène sur lequel je reviendrait plus tard. Il s'agit en fait des enfants uniques de familles pékinoises aisées, qui sont "pourris gâtés" comme on dit chez nous ;-). Celui-là se voit déjà en grand Empereur, sur son attelage mythologique.

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 16:16
Voici mon petit coup de cœur cinématographique du moment : Beijing Bicycle. Vous avez peut-être déjà vu ce film, car il est assez connu en France et en Europe depuis son Ours d’argent à Berlin en 2001, mais je ne l’avais pas vu pour ma part.

Beijing-bicycle.jpg
Ce film de Wang Xiaoshuai, qui m’a servi de base pour mon exposé de hanyu de la semaine dernière, colle parfaitement avec la problématique des transports dans les villes chinoises modernes (cf. article ci-dessous). Il se trouve également que le film retranscrit très bien ce que j’ai ressenti lors de mes premiers jours à Pékin.

Guei a 17 ans, il vient de la province du Shanxi pour trouver du travail à Pékin. Il est employé dans une entreprise de livraison de colis pour particuliers. Son entreprise ne le paye pas directement, mais lui propose comme rémunération de lui offrir le vélo avec lequel il travaille une fois qu’il aura atteint six cents yuans de courses. Fasciné par son VTT tout neuf, le voilà qui travaille avec zèle, parcourant les quartiers de Pékin sans fatigue, slalomant dans les flots de voitures et de bicyclettes qui s’accumulent sur les périphériques et les grandes avenues pékinoises. Seulement voilà… un jour avant d’atteindre la somme qui lui assure de garder « son » vélo pour lui, il se le fait voler en déposant un colis !

Jian a également 17 ans, il vit à Pékin dans une famille de niveau moyen, mais fréquente un bon lycée. Sa petite amie et tous ses copains ont leur propre vélo, mais lui n’en a toujours pas, malgré les promesses répétées de ses parents, qui doivent d’abord payer les études de la petite sœur. Un soir, il vole l’argent de la famille et s’achète un vélo. Vous devinez la suite : le vélo qu’il achète est le vélo volé de Guei (d’ailleurs pendant longtemps j’ai cru que Jian était le voleur, car le film est un peu ambigu sur ce point).

Guei, qui ne peut plus travailler sans son vélo, finit par retrouver le vélo. S’enchaînent alors des courses-poursuites et des vols successifs du vélo. Le tout est très bien filmé et vous permet de découvrir les paysages urbains de Pékin. Le scénario est efficace, avec même un peu de suspense qui monte progressivement au sujet du dénouement de l’histoire. Les personnages sont attachants, les deux acteurs Li Bin et Cui Lin ont d’ailleurs obtenu un prix d’interprétation à Berlin. Bref, un très bon film pour découvrir les problématiques de la Chine d’aujourd’hui avec un sujet initial basique mais accrocheur !
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 10:19
Après quelques péripéties, je reviens pour un nouvel article sur le thème de la géographie. Cette série est bientôt terminée, le rythme de publication de mes petits articles a été pour le moins chaotique, donc j’essayerai de vous faire une synthèse prochainement.
Car dans mon esprit, l’enchaînement des articles respecte une certaine logique. Après la partie classique sur la topographie, j’ai essayé de vous donner quelques informations sur la gestion politique et administrative de ce territoire, avant d’aborder une troisième et dernière partie, qui porte plus sur les transformations actuelles de la Chine, avec l’ouverture économique expliquée dans l’article précédent, les transports pour aujourd’hui, et l’enjeu environnemental pour la prochaine fois.

Map-transports.jpg
L'important n'est pas le détail de la carte, mais bien l'impression générale de déséquilibre.

Parlons donc des moyens de communication aujourd’hui. La carte que je vous propose doit vous procurer la même sensation que les précédentes : la Chine est très inégalement desservie par les réseaux de transports. Il est logique de voir que le littoral est très bien aménagé, et qu’à mesure que l’on s’enfonce dans les terres vers l’ouest, le réseau devient de moins en moins dense.
Je vous rappelle que le train (火车, huoche, « le véhicule de feu ») reste le moyen de transport privilégié des Chinois pour les (très !) longues distances. J’ai déjà pu vous raconter mes premières expériences du train chinois. Je dois dire que malgré sa faible vitesse (quand est-ce qu’on va leur vendre nos TGV ?), il est très fiable, et relativement bon marché, au moins dans les classes inférieurs. A condition de passer votre nuit sur un siège dur dans un wagon rempli qui reste éclairé, vous payerez moins de 15 euros pour aller de Pékin à Xi’an par exemple.

Mais au-delà du train et de la traditionnelle bicyclette (cf. annexe sur le film Beijing Bicycle), le véhicule qui s’impose progressivement est l’automobile. Mille nouvelles immatriculations par jour pour la seule municipalité de Pékin, cela représente un million de véhicules supplémentaires en moins de trois ans dans la capitale ! Pourtant les voitures sont chères, autour de 50 000 yuans pour les moins chères, ce qui représente certes la moitié du prix européen, mais ramené au niveau de vie chinois, ce n’est pas une somme négligeable. Pourtant, le métro encore peu développé et les bus bondés poussent quotidiennement de nouveaux Pékinois à acheter une voiture. Côté français, les Citroën Elysée et Triomphe (je crois que c’est le modèle de la C5 légèrement modifié) sont les plus présentes, mais sinon il y a beaucoup de marques en concurrence.


Les villes chinoises d'aujourd'hui : des tours, des grues, des avenues, des échangeurs et... des voitures !

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Le souci, c’est que ces voitures polluent… énormément ! Les périphériques à cinq voies sont devenus insuffisants et Pékin connaît chaque jour plusieurs heures de bouchons, ce qui, comme chacun sait, n’est pas très bon pour notre couche d’ozone. Et après une bonne heure de sport, je peux vous assurer que l’on sent que l’air est très chargé. Il n’est pas rare que l’on voit un nuage de pollution bien épais au-dessus des grands axes de la ville. J’aurais l’occasion de revenir sur la pollution dans mon prochain article justement, car la situation est préoccupante.

Pour finir, je vous ajoute les prévisions de vente de voitures en Chine pour les années à venir : au rythme actuel, le parc automobile chinois pourrait passer de 30 millions de voitures actuellement à... plus de 120 millions d'ici dix ans ! Si les constructeurs européens avaient la bonne idée de sortir enfin les voitures propres qu’ils développent, cela pourrait être très bénéfique, non seulement pour l’économie de nos pays, mais aussi et surtout pour notre petite planète…
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