Notre week-end a été partagé entre un samedi gris et brumeux mais d’une chaleur appréciable, et un dimanche glacial malgré un ciel d’azur magnifique. J’avais réservé mon dimanche pour travailler, donc j’ai profité du samedi pour aller visiter le Parc Beihai, situé dans le centre ouest de Pékin.

Ce lac, très apprécié de nombreux Empereurs et anciens dirigeants de la Chine communiste, fait partie d’un enchaînement de lacs, directement à l’ouest de la Cité Interdite. Je vous ai déjà parlé de Houhai, qui est situé juste au Nord de Beihai, mais c’est bien ce dernier lac qui est le plus célèbre, notamment grâce à son Dagoba blanc, un temple tibétain construit au XVIIe siècle, dans le cadre des relations toujours compliquées entre Pékin et le Tibet.
Ah oui, quand je dis qu'il ne faisait pas très beau, c'était vraiment pas très beau...
J'espère que vous distinguez quand même les toits de la Cité Interdite.

Le cœur de ce stûpa comporterait des Ecritures sacrées, mais il n’est pas ouvert aux visiteurs. En revanche, nous avons pu apprécier la belle vue sur la ville depuis là-haut. Au sud, on découvre la Cité ronde, bâtie au début du XVe siècle, qui renferme d’impressionnants arbres plusieurs fois centenaires, et une gigantesque vasque provenant d’un unique bloc de jade. Au sud-est, les toits de la Cité Interdite, qui est malheureusement en partie en rénovation, donc nous avons repoussé notre visite à plus tard.
Enfin, au nord, le lac de Beihai lui-même, sur lequel nous espérons pouvoir faire du patin à glace cet hiver. Avouez que ce serait autre chose que la patinoire de la Gare Montparnasse ! Pour accéder au lac, il est possible d’emprunter une cavité qui s’enfonce dans les roches et contient plusieurs petites statues, parfois amusantes.

En conclusion, une belle petite promenade qui nous a sortis de nos révisions pour les examens de mi-semestre qui approchent à grands pas. Les arbres commencent à rougir, il va bientôt être temps d’aller faire un tour du côté des Collines parfumées…
Et pour finir, un "Petit Empereur", un phénomène sur lequel je reviendrait plus tard. Il s'agit en fait des enfants uniques de familles pékinoises aisées, qui sont "pourris gâtés" comme on dit chez nous ;-). Celui-là se voit déjà en grand Empereur, sur son attelage mythologique.