Nimen hao !
Grâce au Starbucks, je vais pouvoir mettre un peu à jour le blog. D'ailleurs, c'est amusant : on se met à 10m du café et on teste le Wi-fi avant d'entrer (vu le prix, proche de celui pratiqué en France), ce qui trouble visiblement les Chinois.
Cela fait donc trois jours que nous sommes dans la chaleur et le bruit de Pékin. Il fait une bonne trentaine de degrès en moyenne, donc on achète des bouteilles d'eau fraîche à 2 kuai (20 centimes d'euro) dans la rue, mais les soirées sont très agréables. Beaucoup de choses à dire en peu de temps... Nous sommes bien arrivés, c'est le principal, et nous récupérons plutôt bien le décalage horaire. Disons que nous nous sommes tout de suite adapté au rythme chinois, en accumulant la fatiguele premier jour, mais en dormant à des horaires chinois (en deors d'une petite sieste), et depuis, le rythme est pris. Trois repas, un petit déjeuner à 8h avec frites et saucisses (mais c'est peut-être notre auberge qui veut ça), puis un déjeuner à 12h et un dîner vers 18h30-19h. En dehors du McDo le premier jour (à l'équivalent de 2 euros pour un repas complet), on a testé une fondue de charcuterie chinoise, un petit restaurant de rue, et un très bon resto avec des petits pains au blé (
shaobing) que l'on remplit de viande de mouton dans le quartier nocturne du lac de Houhai. On achète aussi des yaourts en pots pour se rafraichir.
Notre modeste chambre...
Notre auberge est très belle et très bien située pour un prix très abordable (10 euros la nuit chacun). Nous sommes entre la Cité Interdite et Wangfujing, qui est la grande avenue commerçante pour les nouveaux riches pékinois, avec beaucoup de marques occidentales. Mais il faut se méfier de l'échelle des cartes, car Pékin est... gigantesque ! Les stations de métro sont rares, et éloignés de vingt à trente minutes de marche les unes des autres au minimum. On prend conscience de la qualité du réseau de transports en commun parisiens. En revanche, il y a beaucoup de bus, pas très chers, pour un kuai le trajet (10 centimes), mais il y a tellement de lignes qu'aucun plan ne les référence, et les stations osnt bein entendu en Chinois, donc ce n'est pas évident de se déplacer, autrement que par ses propres pieds. Petit message pour Charles, si tu viens à Pékin, dis-toi que Barcelone, c'était une simple mise en jambe, car ici les patés de maison font plusieurs centaines de mètres et on marche pendant des heures et des heures !
La fondue chinoise : on trempe nos charcuteries ou nos légumes
dans l'eau bouillante et ça cuit très vite !
En dehors de la nourriture et des transports, nous avons eu la chance de nous retrouver facilement. Nous avons croisé Mireille et ses parents par hasard à la sortie du Nike Beijing Store de Wangfujing. Ses parents nous ont gentiment invités au restaurant de fondue chinoise le premier soir. Nous étions un peu fatigués, mais c'était très sympa. Hier, nous avons donné rendez-vous à Damien, Jean et Jérémie, les autres Sciences Potards déjà sur place. Après la place Tian'An Men (lieu de rendez-vous, nous sommes allés à Sanlitun, dans l'Est de Pékin. C'est là que se trouvent la plupart des ambassades, mais aussi de très intéressants magasins. Rappellons que tout se négocie ici, donc il est possible d'obtenie au moins 50% de rabais sur les prix annoncés. Tous les CD et DVD piratés s'obtiennent pour l'équivalent de un à deux euros pièce, y compris les plus récents, avec des coffrets contenant l'intégrale de certains acteurs ou réalisateurs à des prix imbattables.
De manière générale, nous sommes très contents de ces premiers jours, même si nous ne comprenons pas grand chose. Il y a beaucoup de choses à voir dans cette ville, et nous sommes impatients de la découvrir. Par contre, nous sommes un peu harcelés par le moindre chaland qui nous voit comme des porte-feuilles ambulants. Par contre, il est drôle de voir les petits enfants nous montrer du doigt comme des bêtes de cirques, avec nos longs nez, nos peaux blanches et nos barbes.
A très bientôt pour plus de détails...
V