Depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours été fasciné par les projets architecturaux extraordinaires, que ce soit le pont au-dessus de la Méditerranée, les villes flottantes ou les tours de plsueiurs kilomètres de haut. En général, ces projets-fous ne dépassent pas le stade des maquettes, mais ils sont des exemples de ce que pourront devenir nos villes ou nos réseaux de transports dans le futur. Je vous disais récemment que la Chine était confrontée à un afflux massif de population, que les nouvelles tours qui sortent de terre chaque jour à Pékin et ailleurs, ne parviennent pas à accueillir. Dans ce cadre, des cabinets d'architectes réfléchissent à des solutions innovantes. Pour un devoir l'an dernier, j'avais notamment trouvé un article très intéressant dans
Le Monde. Je vous en mets donc un extrait ci-dessous, agrémenté des photos que j'avais trouvées sur le site de la "Dynamic City Foundation" dont il est question dans l'article.
"400 millions de Chinois à loger
Article paru dans l'édition du 27.05.07
La Chine connaît un exode rural massif et devra accueillir, d'ici à 2020, 400 millions de nouveaux urbains. Face à l'anarchie architecturale, la planification centrale montre ses limites
Imaginez un train qui tourne autour de Pékin, ne s'arrête jamais et auquel le passager accède par un « travelator », un tapis roulant à vitesse rapide. Ce mode de transport à lévitation magnétique ultrarapide, circulaire et hybride ferait le tour de la capitale, sur 65 km, entre le troisième et quatrième périphérique actuels. Il serait surélevé, dans une structure où seraient aménagées des zones commerciales et de détente. Baptisé D-rail, ce projet futuriste a été imaginé pour fluidifier les déplacements urbains par l'architecte hollandais Neville Mars et son équipe pluridisciplinaire de jeunes chercheurs.

Quand on pense que le tapis roulant de la Gare Montparnasse marche un jour sur deux, nous ne sommes pas près de faire le tour de l'Ile-de-France !
Tous travaillent au sein de Dynamic City Foundation, une plate-forme de réflexion sur l'urbanisation de la Chine à l'horizon 2020. Car Pékin, ville-crêpe qui s'étend à n'en plus finir, souffre prématurément d'un trop-plein. De routes, d'aiguillages, de bretelles. « Quand vous additionnez tout le tarmac des périphériques de Pékin, vous obtenez près de la moitié de la surface de la ville, c'est obscène. A partir d'un certain point, les infrastructures nécessitent tellement d'espace qu'elles ne peuvent plus jouer leur rôle de connexion », explique M. Mars.
Autre réalisation virtuelle de la Dynamic City Foundation, la Beijing Boom Tower, une réflexion sur la densité, ou comment créer un ensemble urbain le plus compact possible. Le résultat est un « quartier vertical » de 200 mètres de haut, dont les constructions - certaines sont l'équivalent de villas de luxe, d'autres, de logements bon marché - s'élancent vers le ciel d'un socle commun géant et multifonctionnel de sept niveaux.

Comment mettre encore plus de sardines dans une boîte sans augmenter l'aire de la base ? Rajouter des étages !

Bientôt, notre vie sera comme dans Sim City 2000, on n'aura plus de raison de sortir de notre immeuble, qui contiendra logements, bureaux, centres commerciaux, terrains de sport etc. !
D-Rail et Beijing Boom Tower ont été imaginés comme des réponses hors normes au processus d'urbanisation chinois, dont la vitesse et l'échelle sont sans commune mesure avec ce que les autres pays ont pu connaître : en 2020, au moins 60 % de la population chinoise devrait vivre en ville, contre 45 % aujourd'hui. En d'autres termes, le pays va devoir loger entre 350 et 450 millions d'urbains supplémentaires en moins de quinze ans !
(...)
Brice Pedroletti"
Après ces deux petits articles annexes, le prochain sera consacré aux raisons géographiques du décollage économique de la Chine depuis près de trois décennies.