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Bienvenue sur mon blog !

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Je m'appelle Valentin Chaput, ou Xia Bing
en chinois (夏冰 : "glace de l'été"). En 2007-2008, l'année de mes 20 ans, j'ai eu la chance de partir un an apprendre le mandarin à Pékin dans le cadre de ma troisième année à Sciences Po Paris. J'étudiais à l'université de langues étrangères de Pékin, connue en Chine sous le nom de BeiWai, abbréviation de Beijing Waiguoyu Daxue (北京外国语大学).

Vous trouverez sur ce blog le récit de ma vie pékinoise en cette année olympique, des photos de mes voyages et des dossiers thématiques pour découvrir à mes côtés la richesse de la civilisation chinoise. J'espère que vous prendrez du plaisir à parcourir ce blog, et qu'il vous donnera envie de vous rendre en Chine à votre tour !

谢谢

 

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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 15:25
Après avoir fait un brilliant exposé sur les monuments de Paris en cours de kouyu la semaine dernière ;-),  je devais en préparer un autre pour le cours de hanyu de demain. J'avais envie de diversifier un peu, donc j'ai pensé à présenter un film chinois du moment. Cela me donnait l'occasion d'aller chez un revendeur de DVD à un euro et de me faire plaisir ! Il y a en ce moment un film de Jiang Wen dont beaucoup de gens parlent en Chine : 太阳照常升起 (Taiyang zhaochang shengqi, traduit en The Sun Also Rises, nom d'une nouvelle d'Hemingway paraît-il...). Si ce film bénéficie d'autant d'attention, c'est qu'en plus d'être sorti il y a quelques semaines, il est assez... déroutant. Un temps pressenti pour représenter la Chine aux Oscars de l'an prochain, j'ai cru comprendre qu'il avait été finalement délaissé au profit d'un thriller. Bref, voilà de quoi m'intriguer suffisamment pour que je tente ce film.

Déroutant est en fait un doux euphémisme... On n'y comprend rien jusqu'aux dernières scènes, et surtout, on ne voit pas l'intérêt du film avant la toute fin. Bon, à ma décharge, il n'y avait pas de sous-titres anglais contrairement à ce qu'indiquait la pochette, or le film est à moitié en dialecte du Yunnan sous-titré en Chinois, et la dernière partie est à moitié en russe ! Passons au film lui-même :

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Alors... Le film se découpe en quatre parties, les trois premières se déroulent à la fin de la Révolution culturelle (vers 1973 si je me souviens bien du titre des parties), et la dernière est un flash-back qui remonte en 1956 et permet de comprendre les clés de l'histoire.
La première partie est à juste titre nommée "Insanity" en Anglais d'après les explications que j'ai trouvé sur le Net. Après vingt minutes, je me suis demandé si je ne comprenais rien parce que c'était du Chinois, ou si je ne comprenais rien parce quele film lui-même était incompréhensible ! En gros, l'action se passe dans un petit village du Yunnan, dans le Sud de la Chine. Il y a une mère et son fils d'une vingtaine d'années. La mère fait une fixation sur des chaussures rouges avec un motif de tête d'animal dessus. On comprend quand même que le garçon ne connaît pas son père et que, comme moi, il se pose des questions sur l'état de santé mentale de sa mère ! Cette partie se termine par un mystérieux plan où les vêtements de la mère descende la rivière en flottant à la surface, sans que l'on sache où se trouve la mère. Il y a aussi un perroquet étrange qui répète tout le temps "bu zhidao, bu zhidao" ("je ne sais pas, je ne sais pas"...).
La deuxième partie n'a rien à voir, nous suivons la vie d'un homme, qui finit plus ou moins par avoir des rapports interdits avec l'infirmière qui s'occupe de sa mauvaise santé. Je passe également assez vite sur la troisième partie, de nouveau dans le village du Yunnan, avec le rôle dominant d'un chasseur, joué par le réalisateur lui-même. En dehors des passages de chasse avec les enfants du village, il y a quelques passages au sens plus mystérieux. La quatrième partie réhausse le niveau du film, avec les magnifiques paysages du désert de Gobi, au nord de la Chine. On retrouve alors la mère, une vingtaine d'années auparavant, au moment où elle met au monde son fils, alors que son mari n'est déjà plus là. Le film s'achève lorsque la mère, depuis le toit du train où son fils vient de naître, crie à son mari que leur enfant est né. Elle crie quatre fois les mêmes phrases, de plus en plus fort, alors qu'à l'horizon... le Soleil se lève... enfin !

Vous n'avez rien compris à mon résumé ? A vrai dire, comme vous l'avez sans doute remarqué, je n'ai moi-même pas tout compris dans ce film ! Le rôle de certains passages et de certains personnages, les passages relevant de la pathologie psychiatrique, le sens profond du film... il reste des points d'ombre sur lequel le Soleil ne s'est pas levé. Un peu à la manière de Still Life, la vision du film ne procure pas un plaisir intense... mais en y réfléchissant un peu après, il reste forcément quelque chose. Le film divise les Internautes, entre ceux qui font l'éloge du "meilleur film chinois jamais réalisé" et ceux qui crient au scandale... S'il sort en version sous-titrée en Français dans vos salles, vous pourrez peut-être m'éclairer un peu plus !

En attendant, j'ai préféré me reporter sur un autre film pour mon exposé, car n'arrivant déjà pas à expliquer correctement ce que j'ai pensé de ce film en Français, je vous laisse imaginer la difficulté de le dire en Chinois... Cet autre film, je vous en parlerai dans quelques jours, car il va me servir dans une mini-série d'articles prévue pour cette semaine.
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