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Bienvenue sur mon blog !

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Je m'appelle Valentin Chaput, ou Xia Bing
en chinois (夏冰 : "glace de l'été"). En 2007-2008, l'année de mes 20 ans, j'ai eu la chance de partir un an apprendre le mandarin à Pékin dans le cadre de ma troisième année à Sciences Po Paris. J'étudiais à l'université de langues étrangères de Pékin, connue en Chine sous le nom de BeiWai, abbréviation de Beijing Waiguoyu Daxue (北京外国语大学).

Vous trouverez sur ce blog le récit de ma vie pékinoise en cette année olympique, des photos de mes voyages et des dossiers thématiques pour découvrir à mes côtés la richesse de la civilisation chinoise. J'espère que vous prendrez du plaisir à parcourir ce blog, et qu'il vous donnera envie de vous rendre en Chine à votre tour !

谢谢

 

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 15:32
Magnifique traduction du sketch de Gad Elmaleh : "Oh, it's raining today, where is my umbrella?" :-). Et au final, il a tort, cette phrase est très utile... sauf que je n'ai toujours pas acheté de parapluie ! Et autant l'autre jour c'était de la maomaoyu, c'est à dire de la "pluie fine comme les poils", autant cet après-midi, nous avons eu droit à de la dayu, une bonne grosse averse qui n'est d'ailleurs pas terminée à l'heure actuelle.

Cela me donne une parfaite transition pour évoquer un peu plus précisément le climat pékinois (北京的天气 : tianqi étant "l'air du ciel"), pour ceux qui ne sont jamais venus ou qui ne m'ont jamais posé la question. Pékin dispose en réalité d'un climat continental assez comparable à celui de New York ou Montréal, qui sont elles aussi situées à l'est de larges continents. Il fait donc chaud en été et froid en hiver.
Les fidèles de la première heure du blog se souviennent que nous sommes arrivés sous un soleil de plomb il y a quatre semaines. Juillet et août sont en effet des mois intenables, où la température peut dépasser les 35°C la journée, avec un air saturé et humide. Il fait donc très chaud (re, un mot imprononçable pour un Français pas doué pour les langues). Les athlètes vont certainement souffrir l'été prochain lors des JO. Sueur dès les premiers pas. Les soirées d'été sont en revanche délicieuses.
Mais depuis une bonne semaine, nous avons quitté les grosses chaleurs. Il n'est pas sensé pleuvoir énormément à Pékin, du moins selon mes standarts parisiens. Néanmoins, la pluie ruine notre remise en forme tennistique depuis quelques jours ! L'automne est, dit-on, la meilleure saison avec le printemps. Tant mieux, car la Fête de la Lune qui célèbre le passage à l'automne a lieu dans une semaine.
Viennent ensuite les longs mois de l'hiver, froid et sec, là où la température ne dépasse pas le 0°C de novembre à février. Le froid (leng, nettement plus facile à prononcer) peut attendre -20°C, mais on se réconforte en faisant du patin à glace sur les lacs gelés de la ville. Mon nom chinois me prédisposera peut-être à résister à ce climat rugueux.
Le printemps est normalement très agréable, si l'on évite les jours où la ville est balayée par les tempêtes de sable venues des déserts de l'ouest de la ville.

Enfin, Pékin étant placée à la latitude d'Athènes, la variation entre la durée d'ensoleillement en été et en hiver est moins importante qu'à Paris. De plus, la Chine a décidé d'avoir un seul et unique fuseau horaire pour un pays si grand, et il n'y a pas d'horaires d'été et d'hiver différents. Ainsi, le jour se lève tôt, vers 5h du matin (4h selon l'horaire du ramadan d'après Yacine, mais lors du naufrage des Bleus au rugby la semaine dernière, j'ai pu constater qu'à 4h, il faisait encore nuit noire). Les Chinois appellent cela le baitian, le "ciel blanc". En revanche, le soleil se couche également très tôt, vers 6h du soir en ce moment. D'où le repas du soir qui est avancé à 5h30-6h.

Bref, nous ne sommes pas au bout de nos surprises !
@+

Summer Ice
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 05:25
En venant en Chine, j'ai emporté quelques petits livres traduits en Français pour enrichir le blog au fur et à mesure de mes lectures. N'ayant pas eu beaucoup de temps depuis mon arrivée, j'ai commencé par le plus court : Le poisson de jade et l'épingle au phénix.

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Il s'agit d'un conte picaresque du XVIIe siècle, période visiblement très riche en texte de ce genre. Je l'avais acheté à la Fnac parce qu'il était dans la collection Folio à 2 euros, et qu'il était très court. Cela ne casse pas trois pattes à un phénix (;-)), mais c'est amusant à lire, quasiment d'une traite. Pour faire simple, c'est une histoire d'amour, scellée par les Dieux et les ancêtres, entre Xu Xuan, un jeune bachelier voué à une carrière de haut fonctionnaire, et une jeune femme, Rongniang, encore sans époux. Malgré l'aide de la domestique Quihong, la belle histoire va se compliquer quelque peu. Je ne vous en dit pas plus, afin de ne pas raconter la fin à ceux qui seraient tentés. Ce qui est assez intéressant, c'est de voir comme se mêlent des passages très raffinés à d'autres nettement plus crus, malgré toutes les métaphores très originales employées. On apprend également quelques éléments sur les moeurs de l'époque, le systèmes des épouses et des concubines et les concours impériaux.

Je souhaitais mettre un extrait, mais j'ai un peu peur d'en raconter trop en contextualisant. Je vous laisse donc simplement avec la morale finale du conte :

Porter son soin à bien agir,
Se garder bien de s'avilir !

Que dans les brumes d'un songe s'unissent les corps et se mêlent les âmes, qu'un phénix d'or prenne son vol divin et qu'un poisson de jade jaillisse de l'onde afin que mari et femme faits pour une union d'un siècle se trouvent en harmonie dès la première rencontre, n'est-ce pas là la marque de la convergence des volontés du Ciel? (...) Si les génération futures veillent à appliquer la règle "Porter son soin à bien agir, Se garder bien de s'avilir", ils sont assurés que les vertus dont ils feront preuve seront génératrices d'un immense bonheur !

Tout un programme ! Bonne journée,
V

Le poisson de jade et l'épingle au phénix, conte chinois du XVIIe siècle, anonyme, traduit et annoté par Rainier Lanselle, Folio, 1987.
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 14:18
Les Anglais ont leur fameux tea time vers 17h de l'après-midi. C'est l'heure à laquelle les Chinois jouent au tennis de table, ce que j'appelerai donc le TT time ;-). Je vous disais hier que j'avais observé autour de Houhai les différents loisirs auxquels s'adonnent les Chinois pendant cette petite heure de répit. Aujourd'hui, comme tous les jours sans pluie, les Chinois de toutes générations se retrouvent autour des tables de ping pong de BeiWai. Certains doivent d'ailleurs venir d'en dehors, puisqu'ils ont largement dépassé l'âge moyen des étudiants chinois.

TT-Time.jpg
Le niveau est assez élevé, chez les filles comme les garçons, même si leurs points forts sont contre-balancés par de grosses faiblesses. La prise de raquette dite en "porte-plume" est très efficace pour enchaîner les lifts de coup droit, mais demande une torsion du poignet pour jouer en revers. De même, leurs services avec beaucoup d'effets sont très bons, mais dès que vous les faites se déplacer, ils sont déboussolés. Le plus dur est de retourner le service suffisamment bien pour ne pas prendre un smash immédiat. Ensuite, il faut savoir être patient car leur défense est généralement bonne. Mais lorsque vous réussissez à gagner un beu point, ils vous félicitent volontiers d'un hao qiu (bonne balle). Il me reste donc à m'entraîner un petit peu au da pingpang qiu (打乒乓球 : notez que le pinyin dit ping pang et non ping pong) pour les défier tous !
D'ailleurs, j'aime beaucoup ces deux caractères jumeaux que je vous remets en plus gros :
乒乓
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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 18:38
Pékin vit actuellement une révolution urbaine, qui s'est accélérée depuis une petite décennie. Les anciens quartiers laissent la place à des tours d'habitations ou de bureaux, à des périphériques et des échangeurs aériens. Ces anciens quartiers traditionnels du centre-ville sont ou étaient composés de siheyuan (四合院 : littéralement "quatre pavillons autour d'une cour"). Cette structure antique est finalement assez comparable à celle des maisons romaines, construites autour d'un atrium. Ces habitations sont ou étaient reliées par des dédales de ruelles étroites nommées hutong (胡同).

Hutong-3.JPG

Souvent dans un état de délabrement avancé, et très peu adaptés à la circulation en voiture, les hutong sont progressivement détruits, pour laisser la place à des immeubles de quinze étages sans saveurs, mais beaucoup plus rentables en terme de logements au mètre carré. L'opinion internationale s'est largement émue à propos du sort réservé à ces maisons, parties intégrantes du patrimoine de Pékin, et à leurs habitants, délogés sans réel préavis.

Hutong-2.JPG

C'est pourquoi, la municipalité de Pékin a décidé de construire de nouveaux hutong, plus propres, plus espacées pour laisser circuler les automobiles. Les avis sont très partagés, mais c'est vrai que malgré leur vetusté terrifiante, les vieux siheyuan contribuent au charme de la vieille ville, notamment autour des lacs au nord et à l'ouest de la Cité Interdite pour ceux que j'ai vu.

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 17:25
Pas 5h du matin, je n'ai pas encore eu l'occasion de me lever si tôt ! Mais en effet, l'activité débute vers ces heures-là ici. Non, je parle de 5h de l'après-midi, l'heure idéale où les Chinois profitent de leur peu de temps libre avant de dîner vers 6h du soir. J'ai pu constater l'importance de ce moment aujourd'hui.

Houhai 2

Avec une Aixoise, des Allemands et des étudiantes chinoises francophones, nous avions décidé de nous rendre à un "festival" dans des hutong au nord ouest du centre. Les hutong ou siheyuan sont les vieilles habitations pékinoises, construites autour de cours carrées (j'aurais certainement l'occasion d'être plus précis à ce sujet un peu plus tard). Ce festival était assez décevant, puisqu'il s'agissait la plupart du temps de bâtiments neufs imitant les anciens (article ci-dessus). Il n'y avait rien de culturellement très excitant non plus. J'avais ensuite rendez-vous à quelques encablures de là, pour dîner autour du lac Houhai avec des Sciences potistes pékinois, puis prendre un verre et une salade de fruits sur la belle terrasse du bar "Lotus Blue".

Echecs
Promis, je vais apprendre à y jouer...

Ping Pong
 Promis, je vais bientôt tous les battre...
 
Houhai 4
Pour la baignade, je ne vous promets rien !

Entre ces deux activités, je me suis baladé seul dans le quartier autour du lac, en me perdant volontairement, pour éviter les flots d'Occidentaux, très présents à Houhai, le quartier des bars, et les nombreux vendeurs de tours du lac en pousse-pousse. 5h est vraiment un horaire très agréable, puisque la chaleur (bien plus soutenable qu'il y a deux semaines) s'atténue progressivement, alors que le Soleil achève sa course dans le ciel de l'ouest. Les alentours du lac se remplissent alors de joueurs de mah-jong ou d'échecs chinois, de pongistes, et même de baigneurs courageux ! Ce sont des moments d'une grande convivialité, ou chacun prend le temps de regarder les meilleurs joueurs, de s'occuper des enfants ou de refaire le monde autour d'une pijiu fraîche. Les différences sociales s'effacent le temps d'une partie, ce qui offre une nouvelle fois quelques contrastes saisissants. J'ai même pu m'essayer à ce jeu de passes et de jonglage au pied avec un volant. Ce n'est pas évident, mais c'est très amusant !

Foot volant
Mes partenaires de jeu : vous voyez le "volant" au milieu, juste à droite de l'arbre.
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 15:44
Après le lever à 6h30, la journée pluvieuse et six heures à répéter à l'infini des phrases débiles, j'étais dans un état de fatigue avancée lorsque Mireille nous a reproposé (comme chaque jour à peu près...) de faire un massage chinois. D'ordinaire, ce n'est pas trop mon truc, mais après tout, cela fait partie des immanquables de la culture chinoise. J'ai donc accepté de suivre Mireille, Damien et Jean dans cette aventure. Il faut dire que la journée a été éprouvante. Ce matin, douche froide (c'est le cas de le dire) en voyant les premières gouttes de pluie depuis l'un des premiers jours de notre séjour pékinois, et en constatant que tous les Chinois ont eu l'intelligence d'acheter des parapluies à quelques kuai. J'étais vraiment le lao wai, tout seul à endurer la pluie, au milieu d'une marée de parapluies bariolés. Vraiment pas le réveil le plus sympathique. Ensuite, les cours se sont enchaînés, et la 6e heure est vraiment dure ! On arrive vite à saturation lorsque l'on étudie les mêmes textes pendant toute une journée. D'autant que le dernier cours est le fameux ting li, dans le labo d'écoute. Le principe, c'est d'écouter une cassette de mauvaise qualité avec des Chinois qui articulent moins que moi en Français, et qui font des phrases avec des mots que de toute façon, on ne connaît pas ! Et avec le peu de fragments compréhensibles, il faut répondre à des questions type TOEFL, avec souvent plusieurs réponses valables, mais un petit indice bien caché qui vous aiguille vers la bonne. Mais vu que c'est précisément ces mots-là que l'on ne comprend pas... bref, une torture vous dis-je !

Dans ces conditions, le massage relaxant s'imposait. Précisons que les massages, notamment aux heures reculées de la nuit, ont une sulfureuse réputation à Pékin. Nous avons donc bien regardé où l'on mettait les pieds, et vu que c'était très confortable et très bon marché (58 kuai pour 90 minutes), nous sommes finalement rentrés. Et là, point de jeune fille aux doigts agiles, mais le gros Malabar du salon de massage pour s'occuper de moi. Les premières minutes sont très agréables, et, allongé sur le ventre, je me disais que j'allais pouvoir sombrer tranquillement dans un profond sommeil. Pauvre naïf que j'étais ! Le bougre m'a retourné tous les os dans tous les sens. Il attaque d'entrée par les épaules, et là, c'est tout de suite moins drôle ! Je n'ai pas trop compris le but : faire en sorte que les omoplates ne dépassent plus peut-être ! Il roulait sa main sur mes os en appliquant de fortes pressions à couper le souffle, ou bien, il saisissait l'épaule et faisait rouler son pouce entre mes os. Il s'est acharné cinq bonnes minutes sur la droite, pendant que j'essayais d'être "relax" avec la tête rentrée dans le trou au milieu du lit. J'ai toujours été très stoïcien dans ce genre de situation, comme lorsque le dentiste joue à racler les nerfs de vos dents avec ses outils, mais là, ce n'était pas toujours très évident !
Une fois les épaules passées, la colonne vertébrale ! C'est également assez physique ! Les jambes, c'est plus classique, puisque ça se limite à des étirements de sportifs. Puis vous vous retrouvez sur le côté, et il vous écartèle en appuyant sur votre jambe repliée à 45° et en tirant sur le bras opposé. Après quarante-cinq minutes à avoir mal à des os dont vous ignoriez jusque-là l'existence, voilà que nous passons au "foot massage". Cela commence beaucoup mieux, avec les pieds plongés dans une bassine de "médecine chinoise" portée à température idéale. Mais voilà que notre Bisounours en remets une couche sur les épaules. Et là, comme j'étais assis, c'était beaucoup plus dur de cacher la souffrance ! Surtout que le pire était à venir : les cervicales ! La seule chose qui me maintenait en vie, c'était le plaisir futur d'écrire cet article sur le blog ;-). En plus, il s'acharnait beaucoup plus sur moi que les autres masseurs et masseuses sur Mireille, Jean et Damien. Cinq nouvelles minutes de bonheur intense ! Ensuite, il m'invite enfin à allonger mon pauvre corps bon à ramasser à la petite cuillère (d'où le titre, héhé...). Et il attaque les pieds, en me disant fangsong (relax) toutes les deux minutes : mais comment voulez-vous être détendu lorsque l'on vous roule les os des pieds en les écrasant avec le pouce qui vous racle la plante des pieds et les autres doigts qui poussent jusqu'à ce vous sentiez vos os s'aplatir petit à petit ! Avez-vous déjà essayé de vous tirer les orteils jusqu'à ce qu'ils craquent ? Essayez, c'est bien moins douloureux que de se faire malaxer les cervicales !
Heureusement que mon nounours était très marrant et ne me voulait pas de mal, sinon je ne serais certainement plus là pour vous écrire à l'heure actuelle ! Mais voilà, après 1h30 de massage, me voilà détendu (en théorie), pouvant à peine porter mon sac à dos sur mes épaules endolories (en pratique), et je dois dire que le massage chinoise mérite d'être testé... une fois ! Plus sérieusement, cela peut être (très) douloureux sur le coup, mais efficace par la suite. Avec les filles, il paraît que cela ne fait pas mal car elle n'ont pas la force de vous écraser. Après cela, je devrai toutefois bien dormir... enfin !

A très bientôt,
Xia Bing
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 15:21
Bonsoir à tous !
Après une première semaine de mise en place, l'année débute vraiment depuis hier. Le rythme des cours monte légèrement, nous essayons d'être un tout petit peu plus sérieux, en passant autant de temps devant nos hanzi que l'on en consacre à nos balles de tennis ;-). La vie du campus commence à se mettre en place. Grâce à l'un des professeurs de Français de l'université, nous avons pu rencontrer quelques étudiants chinois apprenant la langue de Molière. En seulement deux ans, ils la maîtrisent aussi bien que nous ou presque ! Espérons que notre niveau de Chinois sera comparable en fin d'année ! D'ailleurs, c'est assez amusant de constater que les Chinois ont dans l'ensemble une très bonne image de la France et des Français, ce qui n'est pas le cas partout à l'étranger. Nous sommes définitivement des symboles de romantisme et de raffinement. On ne compte plus les magasins de robes de mariées comprenant "Paris" dans leur enseigne, ou les marques de luxe françaises implantées dans les malls branchées de la capitale. Bref, l'année débute, et nous pensons déjà à nos futures destinations de vacances. Nous commençons à nous intégrer à la vie de BeiWai. Le ping pong est un excellent vecteur de rencontres, avec des Chinois de 7 à 77 ans.
Autre anecdote du jour, l'élection du captain de classe. Etant donné que personne ne sait écrire le nom des autres étudiants du groupe en Chinois, le vote se faisait en cochant la table du candidat sur un plan de la salle. Et il se trouve qu'à ce petit jeu-là, c'est un certain Xia Bing qui a été désigné par ses pairs ! Sachant que je n'étais pas plus candidat que les autres, et que ni Yacine, ni Jean, ni moi n'avons coché ma case. Il s'est donc trouvé trois camarades parmi les neuf restants pour me désigner triomphalement ! Finalement, les élections à la chinoise, ça a du bon ! Seulement je n'ai aucune idée sur l'identité de mes électeurs, puisque les deux Allemands, l'Américain, l'Américaine, la Kazakh, la Coréenne et les trois Japonais n'avaient aucune raison de voter pour moi plus que pour un autre...
Mes nouveaux caractères m'attendent, tout comme mon oreiller, donc je vous laisse pour aujourd'hui. @+
XB

EDIT : Ce soir, je n'ai pas vraiment le temps de poster un article intéressant, mais je prépare pour très bientôt une série d'articles qui j'espère vous apprendra quelques éléments à connaître sur la Chine actuelle. J'ai aussi quelques petites choses à rajouter d'ici là, mais je les réserve pour un autre soir, car demain j'ai cours très tôt et je dois encore réviser un peu. Je rajoute juste qu'Erwann a gagné le quiz sur le prix de mon vélo chinois, qui m'a coûté l'équivalent de 17 euros + 3 euros d'accessoires... et il marche toujours très bien ! Pourtant on ne peut pas dire que je l'économise !
Pour ceux qui découvrent ce blog et n'ont pas eu le temps de jouer, je mettrai bientôt en ligne d'autres posts plus interactifs, pour que vous puissiez participer activement à ce blog et à son contenu. Bonne fin de journée.
V
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 16:54
Certainement le Temple le plus connu de Pékin, le Temple du Ciel (Tiantan) est situé au sud de la ville, à l'extérieur des anciennes murailles de la capitale impériale (ce qui signifie à 2h de transports de la fac !).


Le Temple du Ciel était également le plus important dans la répartition des rites chinois. Le site a été fondé en 1420, puis restauré et transformé à plusieurs reprises. Chaque année, l'Empereur, qui tirait sa légitimité de son titre de fils du Ciel, y organisait des cérémonies pour assurer l'harmonie céleste dont il était le responsable. Le principal Temple circulaire était en réalité la Salle des prières pour de Bonnes Moissons. La version actuelle est issue d'une énième reconstruction du Temple qui était rectangulaire à l'origine. L'Empereur y venait au printemps pour plaider en faveur d'une bonne alternance de pluie te de beau temps afin d'obtenir de grosses récoltes. Le Temple comporte quatre piliers centraux, pour autant de saisons, puis deux rangées de douze autres piliers représentant les douze mois puis les douze heures du jour chinois.



Le parc de Tiantan contient également deux autres endroits de grand intérêt. Dans le prolongement du Temple du Ciel, un autre temple surnommé de la "Voûte céleste impériale" est placé au centre d'une cour circulaire à l'acoustique (soi-disant) exceptionnelle. Ce "Mur de l'Echo" permettrait en effet à deux personnes de se parler de part et d'autre de la cours, le son étant conduit par le mur. Autre phénomène exceptionnel, trois dalles de marbre au milieu de la cour permettraient à ceux qui tapent dans leurs mains d'entendre l'écho respectivement une, deux et trois fois suivant la dalle qu'ils foulent. Mais le flot de touristes nous a empêché de vérifier tout cela, car nos tests ont peut-être été perturbés par les multiples bruits alentour.


Le Mur de l'Echo au fond



Le génie des constructions chinoises : sans la moindre vis !

Enfin, un dernier espace circulaire composé de trois étages de marbre blanc accueillait la grande cérémonie de prière au Ciel lors du solstice d'hiver. L'Empereur invoquait en théorie ses ancêtres célestes. L'ensemble de cet Autel du Ciel est circulaire (le Ciel) au sein d'une cour carrée (la Terre). L'Autel contient en son centre une pierre ronde entourée de neuf cercles de neuf pierres, puis dix-huit, vingt-sept... jusqu'à quatre-vingt-une dans le neuvième cercle. Tout cela étant sensé représenter le centre de l'Univers dans la Cosmogonie chinoise traditionnelle. Le 9 étant un bon chiffre également, puisqu'il est équivaut au chiffre 3 multiplié par lui-même, le 3 étant le chiffre de l'Empereur. On retrouve donc les multiples de 3 partout dans la conception de Tiantan, notamment dans le nombre de marches.

16--Tiantan-Pierre.jpg
La Pierre centrale de l'Autel du Ciel

Cette fois-ci la petite dernière, c'est Jérémie, dont le 1m90 est nettement moins impressionnant depuis le seuil du Temple :

J'ai pour le moment un petit problème pour créer un album avec les autres photos, mais j'espère que cela sera vite arrangé. Bonne lecture du reste du blog pour les nouveaux venus.
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 07:28
Après notre kaoya, nous étions assez motivés pour veiller jusqu'au match d'ouverture de la Coupe du Monde de rugby. Nous sommes donc allés dans un bar d'expats à Sanlitun pour suivre ce terrible spectacle du XV de France étouffé par les Pumas Argentins. Vu la prestation des Bleus (et l'heure avancée dans la nuit), j'avoue m'être légèrement assoupi pendant la deuxième période, c'est dire la qualité du match...

Tout cela pour vous dire que je pense bien à vous qui êtes en France ou ailleurs en 3e année. Merci pour vos visites et vos commentaires. Et n'oubliez pas de tenter votre chance sur le prix de mon vélo.
Bon week-end.
Val
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 06:55
Manger est vraiment une chose très facile en Chine. Vous trouvez des restaurants à tous les coins de rue, leur rentabilité semblant assurée par le fait que les Chinois eux-mêmes y mangent très souvent. La nourriture de base est assez bon marché (surtout comparée à la France), et le restaurant n'est pas un luxe exceptionnel que l'on s'offre pour célébrer un événement particulier.

Manger est aussi une chose très agréable en Chine, car les plats sont d'une incommensurable variété, et globalement tout est plutôt bon. La nourriture n'a pas toujours grand chose à voir avec ce que vous pouvez manger au restaurant chinois en France, car les plats y sont essentiellement cantonais et non pékinois. La variété est donc très appréciable. Par exemple, hier soir, nous nous sommes enfin décidés à aller manger un kaoya (enfin six vu qu'on était quinze...). Le kaoya c'est le nom du célèbre canard pékinois, véritable institution culinaire de la capitale.


Les cuisiniers viennent les couper devant nous.

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3--Kaoya.jpg
J'ai mangé le 40312e canard de ce restaurant. C'est très peu face aux dizaines de millions affichés par le plus grand resto de Pékin... mais qui était trop loin pour nous.

Dans le même temps, cette semaine, nous avons déjeuné dans un restaurant absolument miteux, à moitié en destruction, qui habituellement ne doit servir que les ouvriers de chantier voisin, et nous avons merveilleusement bien déjeuner ! Tout cela pour 20 kuai à trois, soit même pas le prix d'un sandwich à Sciences Po.

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Il y avait même une passerelle au-dessus des canalisations en construction pour accéder au restaurant !

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La Chine offre des contrastes assez saisissants tout de même !
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