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Bienvenue sur mon blog !

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Je m'appelle Valentin Chaput, ou Xia Bing
en chinois (夏冰 : "glace de l'été"). En 2007-2008, l'année de mes 20 ans, j'ai eu la chance de partir un an apprendre le mandarin à Pékin dans le cadre de ma troisième année à Sciences Po Paris. J'étudiais à l'université de langues étrangères de Pékin, connue en Chine sous le nom de BeiWai, abbréviation de Beijing Waiguoyu Daxue (北京外国语大学).

Vous trouverez sur ce blog le récit de ma vie pékinoise en cette année olympique, des photos de mes voyages et des dossiers thématiques pour découvrir à mes côtés la richesse de la civilisation chinoise. J'espère que vous prendrez du plaisir à parcourir ce blog, et qu'il vous donnera envie de vous rendre en Chine à votre tour !

谢谢

 

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 05:43
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Un Livre : Le Très Corruptible Mandarin.

Dernier "livre chinois" que j’avais emporté dans mes bagages, ce petit polar de Qiu Xiaolong se lit avec plaisir. Le Très Corruptible Mandarin, dont le titre original est Red Rats, the Case of Two Cities, est une des aventures de l’Inspecteur principal Chen Cao, policier shanghaïen et poète à ses heures. Détail amusant au passage : le personnage principal et quelques-uns de ses proches collaborateurs, ainsi que l'auteur, ont fait leurs études à… BeiWai !
Publié en 2005, ce roman policier fait partie d’une série qui, à ma connaissance, comprend cinq épisodes déjà traduits en Français. N’étant pas un grand lecteur de polar, je ne connaissais ni l’auteur ni la série, mais ces romans ont acquis une certaine notoriété, puisque je l’avais trouvé en tête de rayon à la Fnac.

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Qiu Xiaolong est lui-même originaire de Shanghai. Il a quitté la Chine après 1989, pour s’installer et écrire aux Etats-Unis. D’après sa petite biographie présente dans mon édition, il partage de nombreux points communs avec son personnage et l’intrigue qui le concerne dans ce roman.
Cette intrigue justement débute par le décès suspect de Hua, un policier important de la province du Fujian (au sud de Shanghai), dans un club de karaoké à la réputation sulfureuse. L'inspecteur Chen découvre rapidement que cette mort trouve son explication dans le sombre contexte de la corruption galopante dans les hautes sphères politiques et économiques chinoises. Son amie An, animatrice vedette de télévision menacée par la révélation de photos volées, est assassinée à son tour. Alors qu’il semble sur une piste, Chen est curieusement nommé par Pékin à la tête d’une délégation d’écrivains chinois en partance pour les Etats-Unis. Contraint d’abandonner son enquête en Chine, il la poursuit en Amérique, où il retrouve la piste de Xing Xing, un puissant cadre du Parti communiste chinois, soupçonné de corruption, qui cherche à échapper aux poursuites du Parti. Je ne vous en dis pas plus sur l’intrigue, qui est relativement bien ficelée, mais sans être renversante non plus.

En revanche, un passage m’a particulièrement plu. Il est trop long pour être retranscrit, mais je vous le raconte rapidement. Une fois à Los Angeles, Chen cherche un moyen d’approcher Xing sans dévoiler son identité d’inspecteur. Il apprend que la mère de Xing se rend très souvent dans un temple bouddhiste afin de prier pour ses deux fils. Chen se fait alors passer pour un devin venu spécialement pour l’aider, et, selon la demande de la mère de Xing, il se lance dans une interprétation du caractère chinois xing.


Le caractère n’apparaît nulle part dans le livre en version française, mais vu que je le connais, ce passage a pris tout son sens pour moi. L’étude de la clé et des éléments qui composent le caractère aident Chen à orienter sa prédiction vers les questions de son enquête. Xing signifie tout d’abord "la possibilité", comme dans la question très simple "xing bu xing ?" que l’on pose régulièrement ici, et qui peut se traduire par "Est-il possible de… ?". Mais ce caractère associé à d’autres donne d’autres sens. Ainsi, xing s’utilise dans luxing, qui signifie "le voyage". On le trouve également sous une autre prononciation dans yinhang, qui signifie "la banque". Ainsi Chen parvient à guider sa divination dans le sens de ses recherches, et obtient des informations sur les voyages et les problèmes d’argent de son suspect ! J’ai vraiment trouvé cela très ingénieux de la part de l’auteur, même si, après réflexion, il y a peu d'autres caractères chinois qui permettraient à un enquêteur d’aboutir à autant de réponses !

En conclusion, si vous cherchez un petit roman policier sympathique, ayant pour cadre la Chine et disponible facilement dans les librairies françaises, je vous conseille ce livre ou un autre du même auteur.

Le Très Corruptible Mandarin, Une Enquête de l’Inspecteur Chen, de Qiu Xiaolong, traduit par Françoise Bouillot, Editions Liana Levi et Points Seuil (2006).

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