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Je m'appelle Valentin Chaput, ou Xia Bing
en chinois (夏冰 : "glace de l'été"). En 2007-2008, l'année de mes 20 ans, j'ai eu la chance de partir un an apprendre le mandarin à Pékin dans le cadre de ma troisième année à Sciences Po Paris. J'étudiais à l'université de langues étrangères de Pékin, connue en Chine sous le nom de BeiWai, abbréviation de Beijing Waiguoyu Daxue (北京外国语大学).

Vous trouverez sur ce blog le récit de ma vie pékinoise en cette année olympique, des photos de mes voyages et des dossiers thématiques pour découvrir à mes côtés la richesse de la civilisation chinoise. J'espère que vous prendrez du plaisir à parcourir ce blog, et qu'il vous donnera envie de vous rendre en Chine à votre tour !

谢谢

 

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 16:00
S’il est un sujet dont il est vital de parler aujourd’hui à l’échelle mondiale, c’est bien l’environnement, et la Chine n’y échappe pas, bien au contraire. En effet, l’économie galopante de la Chine et la densification de ses réseaux de transports dont nous avons eu l’occasion de parler dans les deux derniers articles a eu des conséquences néfastes sur la pollution de l’air, des eaux et des sols chinois.

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Voilà une illustration sans appel que j’ai trouvé sur le site d’une équipe de recherche de Jussieu. Cette carte montre l’évolution de concentration de l’air en dioxyde d’azote entre 1996 et 2002. Vous voyez les tâches rouges les plus foncées au nord-est de la Chine ? Je suis à peu près là !

Commençons par les sols : la Chine est encore très agricole comme je vous l’ai déjà dit. La hausse de la productivité et l’usage de produits toxiques nuisent à la qualité des sols, et par conséquent à leur rentabilité. La déforestation est un phénomène encore peu médiatisé en Chine, mais elle est bien réelle, tout comme la désertification progressive de certaines zones.
La situation des eaux chinoises n’est pas plus enviable, puisqu’ils sont quasiment tous pollués par les déchets industriels et les produits chimiques, et c’est notamment le cas des plus grands fleuves, qui desservent les plus grandes villes du pays. L’eau potable se fait rare, et, par exemple, il ne faut pas tester celle de Pékin.
L’air est de plus en plus irrespirable, avec des indices de pollution atmosphérique jusqu’à cinq fois supérieurs aux limites conseillées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cinq des dix villes les plus polluées du monde se trouveraient en Chine, certaines sont sévèrement touchées par des pluies acides.

Au total, j’ai pu lire que la pollution causerait un demi-million de décès par an en Chine ! Face à cette menace environnementale (et ses répercussions économiques), les Chinois ne sont pas totalement inactifs. Le gouvernement a fait fermer des usines trop polluantes, la voie des écologistes se font de plus en plus entendre, notamment au travers de Pan Yue, vice-ministre de l’environnement (en tout cas dans l’ancienne « équipe gouvernementale », mais vu qu’elle vient de changer, je ne sais pas s’il a gardé ce poste). Les villes tentent de réduire l’utilisation de véhicules, comme Pékin qui construit ses nouveaux métros, et compte réduire drastiquement le trafic dans les mois à venir, pour offrir à la capitale olympique un air respirable en août prochain. Enfin, les Chinois travaillent sur des projets plus ambitieux, comme « la première ville 100% verte » (cf. annexe).
Et pourtant la Chine n’a pas ratifié le Protocole de Kyoto, et est encore plus loin de le respecter…

Il faudra pourtant faire un effort conséquent car les prévisions sont alarmantes. Au rythme actuel, les Chinois auront d’ici une grosse vingtaine d’années un niveau de vie moyen équivalent à celui des Occidentaux, avec toute la pollution que cela entraîne… Sauf que ramené à la démographie chinoise, il faudrait chaque année pour les seuls automobilistes chinois plus de pétrole que le monde entier n’en produit actuellement ! Idem pour la consommation de charbon, énergie très polluante, mais très utilisée en Chine. Si la Chine -suivie de l’Inde et d’autres- devait atteindre notre niveau de développement, il faudrait entre cinq et sept fois les ressources de la Terre entière !

Comment concilier croissance, développement et protection de l’environnement ? Voilà la question majeure qui se pose à la Chine (et à nous tous au final !) pour les années futures.

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Published by Val - dans Géographie
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